Un juge américain a suspendu mercredi les sanctions imposées l'an dernier par Washington à l'encontre de la rapporteure spéciale de l'ONU sur la situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese.
Francesca Albanese avait été sanctionnée en juillet 2025 après avoir critiqué publiquement la politique de Washington concernant Gaza. Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio lui avait en outre reproché d'avoir recommandé à la Cour pénale internationale (CPI) de délivrer des mandats d'arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
En poste depuis 2022, Francesca Albanese, a notamment accusé Israël de «génocide» à Gaza dans sa riposte à l'attaque lancée le 7 Octobre 2023 par le mouvement islamiste palestinien Hamas. Dans son ordonnance rendue mercredi, le juge fédéral Richard Leon a émis une injonction temporaire contre les sanctions, selon un document judiciaire consulté par l'AFP.
«Nous ne faisons qu'un»
«Protéger la liberté d'expression est 'toujours' dans l'intérêt public», a écrit Richard Leon dans son avis. Francesca Albanese, qui avait jugé que les sanctions américaines à son encontre étaient «calculées pour affaiblir (sa) mission», a salué cette décision sur les réseaux sociaux.
«Ensemble, nous ne faisons qu'un», a-t-elle déclaré dans un message publié sur X, remerciant «tous ceux qui (lui) ont apporté leur aide». L'Italienne, qui a été nommée par le Conseil des droits de l'homme mais ne parle pas au nom de l'ONU, a affirmé plusieurs fois avoir reçu des «menaces».