Elle fait taire la presse après quinze minutes
Katie Zacharia, le nouveau visage du trumpisme à la Maison Blanche

La nouvelle porte-parole de la Maison Blanche, Katie Zacharia, a limité mardi son premier point presse à quinze minutes et trois questions, après une longue défense du bilan de Donald Trump.
Katie Zacharia a accordé très peu de temps à la presse lors de sa première conférence.
Photo: Dukas
Post carré.png
AFP Agence France-Presse

Trois questions, quinze minutes et une longue ode à Donald Trump : la nouvelle porte-parole de la Maison Blanche, Katie Zacharia, a donné mardi le ton lors de ses débuts en salle de presse.

«Je peux désormais faire ce que je faisais déjà à l'extérieur, à savoir amplifier, multiplier et développer l'incroyable programme du président Trump», a déclaré cette admiratrice du mouvement MAGA.

Elle succède à Karoline Leavitt, porte-parole expérimentée, à un moment où les républicains abordent les élections de mi-mandat sous la menace d'un revers.

Peu connue du grand public, Katie Zacharia, 41 ans, a ouvert sa première conférence de presse en donnant lecture, à un rythme particulièrement lent, d'une longue liste de ce qu'elle a présenté comme les réussites du président américain.

Ce type de prise de parole est habituellement suivi d'une longue séance de questions-réponses. Cette fois, pourtant, la porte-parole ne s'est prêtée qu'à trois questions.

La première est venue du site conservateur Breitbart, régulièrement accusé de relayer des théories complotistes. Les suivantes ont été posées par la chaîne conservatrice Fox News, l'un des principaux soutiens médiatiques de Trump, puis par le tabloïd britannique conservateur Daily Mail.

Contenu tiers
Souhaitez-vous voir ces contributions externes (par exemple Instagram, X et d'autres plateformes) ? Si vous acceptez, des cookies peuvent être installés et des données peuvent être transmises à des fournisseurs externes. Cela permet l'affichage de contenus externes et de publicités personnalisées. Votre décision s'applique à l'ensemble de l'application et peut être révoquée à tout moment dans les paramètres.

Quinze minutes après son arrivée au pupitre, elle a mis fin au point presse et quitté la salle sous les cris de journalistes restés sans réponse.

«Mon président»

Jusqu'ici, Mme Zacharia intervenait comme commentatrice sur Fox News, et conseillait Trump Media and Technology, le groupe propriétaire du réseau Truth Social.

Son arrivée à la Maison Blanche survient alors que Donald Trump est engagé dans une stratégie de confrontation avec plusieurs médias jugés hostiles. L'administration américaine avait notamment suspendu les accès de CNN, MSNOW et Politico à la Maison Blanche.

La porte-parole a toutefois fait une annonce: l'administration Trump a «demandé la démission» de l'ambassadrice des Etats-Unis en Grèce, Kimberly Guilfoyle, à la suite d'accusations de corruption.

Pour le reste, son intervention a surtout consisté à défendre l'action du président républicain, dont la popularité recule à mi-mandat sur fond de guerre impopulaire contre l'Iran, de difficultés économiques et de controverses intérieures.

Interrogée sur les conséquences de cette fonction exigeante sur sa vie personnelle, elle a expliqué comment sa famille, composée de quatre enfants, s'adaptait à ce nouveau rythme. Et conclu sur un lapsus qui a déclenché quelques rires dans la salle en évoquant «mon président, excusez-moi, mon mari».

Articles les plus lus