«Non, non à l'Amérique!»
Des dizaines de milliers d'Irakiens manifestent contre la guerre

Des milliers de partisans de Moqtada Sadr ont manifesté samedi à Bagdad contre Israël et les Etats-Unis. Ils ont dénoncé la guerre au Moyen-Orient et appelé à défendre les droits des civils.
Des dizaines de milliers d'hommes et quelques femmes ont envahi les rues autour de la place Tahrir, au centre de Bagdad.
Photo: keystone-sda.ch
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ATS Agence télégraphique suisse

Des dizaines de milliers de partisans de l'influent religieux chiite Moqtada Sadr se sont rassemblés samedi à Bagdad et à travers l'Irak pour condamner Israël et les Etats-Unis. Ils ont appelé à la fin du conflit au Moyen-Orient.

L'Irak a été entraîné malgré lui dans la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran. Des groupes pro-iraniens y attaquent les intérêts américains et essuient en retour des attaques imputées aux Etats-Unis et à Israël.

Rejeter l'agression

Des dizaines de milliers d'hommes et quelques femmes ont envahi les rues autour de la place Tahrir, au centre de Bagdad, samedi après-midi, brandissant le drapeau irakien et scandant: «Non, non à Israël» et «Non, non à l'Amérique!»

«La manifestation d'aujourd'hui est l'expression d'un rejet de l'agression, de l'arrogance et de l'injustice partout dans le monde, pas seulement en Irak», a déclaré à l'AFP Dhirgham Samir, qui participait au rassemblement. Pour Samir, quadragénaire, «il s'agit d'une guerre insensée, qui vise les civils.»

«Ils violent d'abord les droits de tous les peuples de la région, puis ceux du monde entier», a déclaré à l'AFP le religieux Ali Al-Fartousi. «Le moment est venu pour le monde entier de se dresser uni contre l'arrogance sionisto-américaine mondiale», a-t-il ajouté.

Manifestation en Israël

Plus d'un millier de personnes ont manifesté samedi soir à Tel-Aviv contre la guerre menée par Israël contre l'Iran et le Hezbollah au Liban, appelant les autorités à y mettre un terme, avant d'être dispersées par la police. «Ne bombardez pas! Discutez!», «Fin des conneries de Bibi», ont scandé des manifestants réunis sur la place Habima, au coeur de la métropole, a constaté une journaliste de l'AFP sur place.

Une femme tenait une pancarte sur laquelle était inscrit: «Netanyahu est la plus grande menace pour l'existence d'Israël», en référence au Premier ministre Benjamin Netanyahu, surnommé «Bibi». Peu après le début du rassemblement, la police, qui n'avait autorisé qu'une mobilisation limitée à 150 personnes au nom de mesures de sécurité liées à la guerre, a repoussé les manifestants, dont certains sont revenus sur place ou se sont assis à même le sol. Une dizaine de personnes ont été interpellées et embarquées dans un bus, selon la journaliste de l'AFP.

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