Six cas confirmés d'hantavirus: le taux de létalité est de 38%
A ce jour, six cas d'hantavirus ont été confirmés parmi huit cas suspects signalés après l'apparition d'un foyer à bord d'un bateau de croisière dans l'Atlantique, a annoncé vendredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
«Au 8 mai, huit cas au total, dont trois décès (taux de létalité de 38%), ont été signalés. Six cas ont été confirmés en laboratoire comme étant des infections à hantavirus, tous identifiés comme étant dus au virus des Andes», connue comme transmissible entre humains, a indiqué l'OMS dans son dernier bulletin épidémiologique, précisant que les deux autres cas sont considérés comme «probables».
A ce jour, a ajouté l'organisation, quatre patients sont actuellement hospitalisés: «un en soins intensifs à Johannesburg, en Afrique du Sud, deux dans différents hôpitaux aux Pays-Bas et un autre à Zurich, en Suisse». L'OMS a précisé que la personne prise en charge à l'hôpital de Düsseldorf (Allemagne) avait été testée négatif et n'est «donc plus considérée comme un cas».
Source: ATS
Le patron de l'OMS dit aux habitants de Tenerife que le risque lié au navire est «faible»
Le chef de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a assuré samedi aux habitants de Tenerife que le risque lié à l'arrivée d'un navire où a été détecté un foyer d'hantavirus était «faible», tout en les remerciant pour leur «solidarité».
«J'ai besoin que vous m'entendiez clairement: ce n'est pas un nouveau Covid. Le risque actuel pour la santé publique lié au hantavirus reste faible», a écrit Tedros Adhanom Ghebreyesus dans une lettre ouverte adressée à la population de l'île espagnole de Tenerife, où le MV Hondius, battant pavillon néerlandais, devrait arriver tôt dimanche.
Source: AFP
Les vols de rapatriement des passagers sont déjà organisés
Des vols de rapatriement des passagers du MV Hondius, le navire touché par un foyer d'hantavirus, sont déjà prévus vers les Etats-Unis, le Royaume-Uni, ainsi que vers la France, l'Allemagne, la Belgique, l'Irlande et les Pays-Bas, a annoncé samedi le ministre espagnol de l'Intérieur.
Pour les passagers de pays «qui ne font pas partie de l'UE et ne disposent pas de moyens aériens pour assurer le rapatriement de leurs ressortissants», les autorités espagnoles «préparent un plan» en coordination avec les Pays-Bas, l'armateur et l'assureur du navire, a précisé Fernando Grande-Marlaska lors d'une conférence de presse.
Source: AFP
Le navire de croisière devrait arriver dimanche aux Canaries entre 05h00 et 07h00 (heure suisse)
Le navire de croisière frappé d'un foyer d'hantavirus devrait arriver dimanche aux Canaries «entre 04h00 et 06h00» locales (03h00 et 05h00 GMT), a annoncé samedi la ministre espagnole de la Santé, Mónica García Gómez.
«Ni les bagages ni le corps de la personne décédée (à bord) ne seront débarqués aux Canaries, ils resteront à bord avec une partie de l'équipage» du navire «qui poursuivra ensuite sa route vers les Pays-Bas», a-t-elle ajouté lors d'une conférence de presse, évoquant «une opération inédite».
Source: AFP
Le directeur de l'OMS est arrivé en Espagne
Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a signalé sur X être arrivé en Espagne, en route pour les Canaries où il doit superviser l'évacuation du navire de croisière foyer d'hantavirus.
«Je suis arrivé en Espagne, où je rejoindrai de hauts responsables gouvernementaux pour une mission à Tenerife afin de superviser le débarquement en toute sécurité des passagers, des membres d'équipage et des experts de santé du navire de croisière MV Hondius», a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus sur X, ajoutant qu'«à ce stade, il n'y a pas d'autres personnes à bord présentant des symptômes d'hantavirus».
Source: AFP
Le chef de l'OMS aux Canaries pour l'évacuation des passagers
Le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, se rend samedi aux Canaries pour coordonner l'évacuation des passagers du paquebot touché par l'hantavirus, attendu le lendemain dans l'archipel espagnol, ont indiqué vendredi des sources au sein du ministère de l'Intérieur espagnol.
Le dernier bilan de l'OMS vendredi recense au total six cas confirmés parmi huit cas suspects, comprenant un couple de passagers néerlandais et une Allemande décédés, de ce virus connu mais rare, pour lequel il n'y a ni vaccin ni traitement. Trois personnes ont été débarquées au Cap-Vert mercredi.
Le directeur de l'OMS accompagnera les ministres espagnols de la Santé et de l'Intérieur sur l'île de Tenerife «afin d'assurer la coordination entre les administrations, le contrôle sanitaire et la mise en œuvre des protocoles de surveillance et d'intervention prévus», ont précisé ces sources.
Source: AFP
Deux residents de Singapour testés négatifs
Deux résidents de Singapour qui se trouvaient à bord du navire de croisière touché par l'hantavirus ont été testés négatifs, a annoncé vendredi l'agence nationale des maladies infectieuses (CDA) de la cité-Etat d'Asie du Sud-Est.
Les deux hommes âgés de 65 et 67 ans étaient à bord du MV Hondius et ont pris le même vol qu'un cas confirmé d'hantavirus, de Sainte-Hélène à Johannesbourg, le 25 avril, a précisé le CDA. Cette personne n'a pas voyagé jusqu'à la cité-Etat et est décédée en Afrique du Sud.
Les deux hommes sont arrivés à Singapour début mai et ont été isolés et placés sous surveillance au Centre national des maladies infectieuses (NCID) de Singapour. Le Laboratoire national de santé publique de la CDA a procédé à des analyses sur «plusieurs échantillons prélevés sur ces personnes», qui ont confirmé que «l'absence d'hantavirus, y compris le virus des Andes, avait été constatée», a-t-il indiqué dans un communiqué publié vendredi soir.
Source: ATS
La possibilité que le cas zéro néerlandais ait été infecté à Ushuaïa est «pratiquement nulle»
Les autorités argentines de la Terre de Feu ont qualifié vendredi de «pratiquement nulle» la possibilité que le cas zéro néerlandais, passager du MV Hondius touché par un foyer d'hantavirus, ait été infecté lors d'un séjour de 48 heures à Ushuaïa avant d'embarquer.
«La possibilité de contagion à Ushuaïa est pratiquement nulle», a affirmé Juan Petrina, directeur du service d'épidémiologie de la province de la Terre de feu, lors d'une conférence de presse à Ushuaïa.
«Je ne peux l'affirmer de manière absolue, car il s'agit de biologie, mais c'est ce qui ressort des données qu'on a recueillies» sur le couple néerlandais, son séjour avant d'embarquer le 1er avril, et l'apparition des premiers symptômes en mer dès le 6 avril, a-t-il poursuivi.
«Cela reste une rumeur»
En tenant en compte de l'incubation, «les délais ne correspondent pas à une contamination possible à Ushuaïa et à l'apparition des symptômes si peu de temps après, en haute mer», a encore estimé l'épidémiologiste.
Juan Petrina a par ailleurs qualifié de «rumeur» l'hypothèse, qui a circulé ces derniers jours dans des médias, de la visite du couple néerlandais «à la décharge ou au dépôt d'ordures» d'Ushuaïa, où aurait pu se produire la contamination, via la présence de rongeurs vecteurs. «Pour nous, cela reste une rumeur. Nous n'avons aucune source officielle qui puisse le confirmer», a-t-il assuré.
Source: AFP
Washington va évacuer par avion les passagers américains du navire
Les Etats-Unis ont annoncé vendredi préparer une évacuation par avion des passagers américains présents sur le navire de croisière MV Hondius, touché par un foyer d'hantavirus et qui est en route pour les Canaries.
«Le département d'Etat organise un vol de rapatriement afin de faciliter le retour en toute sécurité des passagers américains de ce navire», a déclaré un porte-parole du ministère.
Source: AFP
Le débarquement du MV Hondius doit avoir lieu entre dimanche midi et lundi
Le débarquement des passagers du navire de croisière MV Hondius, foyer d'hantavirus, doit avoir lieu entre dimanche midi et lundi, «seule fenêtre» possible pour évacuer en raison de la météo, a souligné vendredi un responsable du gouvernement régional des Canaries, où est attendu le bateau.
«La seule fenêtre dont nous disposons pour mener à bien cette opération se situe autour de midi dimanche, et ce jusqu'au changement des conditions [météorologiques] à partir de lundi», a indiqué à la presse Alfonso Cabello, évoquant «le vent et la houle», et avertissant que passé ce délai, «aucune autre opération ne pourra être menée avant la fin du mois de mai».
Source: AFP
D'autres cas «possibles» selon l'OMS, le bateau attendu aux Canaries
D'autres cas d'hantavirus sont «possible»,, a prévenu jeudi l'Organisation mondiale de la santé, mais le foyer de la maladie qui a causé la mort de trois passagers d'un navire dans l'Atlantique devrait rester «limité» si les mesures de santé publique sont mises en oeuvre.
Le navire MV Hondius, au coeur d'une alerte sanitaire internationale, a quitté mercredi la baie de Praia, au Cap-Vert, à destination de Tenerife, dans l'archipel espagnol des Canaries, où il est attendu dimanche. Une évacuation des quelque 150 passagers et membres d'équipage est prévue en début de semaine prochaine.
«A ce jour, huit cas ont été signalés, dont trois décès. Cinq de ces huit cas ont été confirmés comme étant dus à l'hantavirus, tandis que les trois autres sont considérés comme suspects», selon le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Source: AFP
De nombreuses zones d'ombre subsistent autour du foyer d'hantavirus qui a fait trois morts parmi les passagers ayant voyagé à bord du navire immobilisé en face du port de la capitale cap-verdienne, dans l'Atlantique, et dont l'armateur à demandé mercredi à accoster à Tenerife.
Si plusieurs cas ont été identifiés parmi les passagers et l'équipage, l'origine exacte de la contamination et les conditions de sa propagation restent à ce stade incertaines, tout comme l'ampleur réelle de l'épisode.
Voici ce que l'on sait sur le foyer d'infection à hantavirus survenu lors d'une croisière à bord du MV Hondius, navire du croisiériste néerlandais Oceanwide Expeditions qui reliait Ushuaïa, en Argentine, à l'archipel du Cap-Vert.
Qui sont les victimes?
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état de trois morts, un couple de Néerlandais et une Allemande.
C'est un passager néerlandais de 70 ans qui a le premier présenté des symptômes (fièvre, maux de tête et légère diarrhée), le 6 avril, selon l'OMS. Il est décédé le 11 avril à bord du navire. Aucun test microbiologique n'avait alors été effectué sur cet homme.
Le 24 avril, son corps a été débarqué à Sainte-Hélène (Royaume-Uni), avec son épouse, une Néerlandaise de 69 ans. Cette dernière, après avoir à son tour présenté des symptômes, a embarqué le 25 avril par avion pour Johannesburg où elle a été hospitalisée et est décédée le lendemain.
Son infection à l'hantavirus a été confirmée le 4 mai. C'est à ce stade le seul cas confirmé d'hantavirus parmi les trois personnes décédées.
Le 2 mai, une ressortissante allemande est décédée à bord, après de premiers symptômes (fièvre et malaise général) le 28 avril.
Qui sont les malades?
Mercredi à la mi-journée, l'OMS recensait «8 cas, dont 3 confirmés» par des tests. Soit trois décès (dont la passagère néerlandaise dont l'infection a été confirmée par un test) et cinq autres cas (dont deux confirmés par des tests).
Une infection à hantavirus a été confirmée la première fois, au cours de cette expédition, chez un passager britannique de 69 ans.
Il avait consulté le médecin de bord le 24 avril, avant d'être débarqué le 27 avril sur l'Île de l'Ascension (Royaume-Uni) et transféré à Johannesburg. Il se trouvait lundi "dans un état critique mais stable", selon Oceanwide Expeditions.
Un autre passager du bateau, hospitalisé à Zurich, a également été testé positif au hantavirus le 5 mai, selon les autorités suisses mercredi. Le ministère suisse de la Santé a précisé qu'il était «rentré en Suisse depuis Sainte-Hélène», où le bateau avait fait escale entre les 22 et 24 avril, selon les données de suivi maritime de Marine Traffic.
Son épouse, qui «ne présente jusqu'ici aucun symptôme (...) s'est placée en isolement pour des raisons de sécurité», a expliqué le ministère suisse. Les deux époux sont suisses, selon les autorités du pays.
Trois autres cas suspects ont été débarqués mercredi du MV Hondius au Cap-Vert: deux membres d'équipage britannique et néerlandais, malades, et une personne cas contact, asymptomatique. Ils «sont en route pour recevoir des soins médicaux aux Pays-Bas», selon le directeur général de l'OMS. Le patient asymptomatique sera hospitalisé en Allemagne, ont ensuite précisé les pompiers allemands.
Transmission interhumaine
Le hantavirus "des Andes", transmissible entre humains, a été détecté sur deux des personnes testées: sur un des passagers évacués en Afrique du Sud, selon le ministre sud-africain de la Santé, et sur le malade de Zurich, selon un test effectué par les Hôpitaux universitaires de Genève. Il s'agit de la seule souche pour laquelle une transmission interhumaine est documentée.
Les hantavirus se transmettent à l'être humain par l'intermédiaire de rongeurs sauvages infectés (souris, rats...) qui excrètent le virus par la salive, l'urine et les excréments. Une morsure, un contact avec ces rongeurs ou leurs déjections ainsi que l'inhalation de poussière contaminée peuvent provoquer une infection.
Une telle infection peut provoquer un syndrome respiratoire aigu. Selon le directeur général de l'OMS mercredi, «à ce stade, le risque global pour la santé publique demeure faible».
Cas contacts
Des efforts sont en cours pour rechercher d'éventuels cas contacts avec les personnes infectées. En particulier, hors du navire, les voyageurs à bord du vol entre Sainte-Hélène et Johannesburg emprunté par la Néerlandaise de 69 ans qui, depuis, est décédée.
Ce vol opéré par la compagnie sud-africaine Airlink le 25 avril comptait 82 passagers et six membres d'équipage à bord, selon une représentante de la compagnie.
D'autres personnes sont aussi recherchées, a précisé le ministre sud-africain de la Santé mercredi, comme celles «qui se trouvaient à l'aéroport (de Johannesburg) avant que cette dame ne fasse son malaise» ainsi que le «personnel de santé de Kempton Park», l'hôpital où elle a été traitée jusqu'à son décès.
Quant au Britannique de 69 ans actuellement hospitalisé à Johannesburg, il n'avait pas été évacué par un vol commercial mais «des professionnels de santé ont également été en contact avec lui», a indiqué le ministre: «Au total, 62 personnes auraient pu entrer en contact avec ces personnes, 42 d'entre elles ont déjà été retrouvées et sont actuellement sous surveillance».
L'expédition
Le navire voyageait avec 147 personnes – 88 passagers et 59 membres d'équipage – de 23 nationalités, a indiqué l'OMS mardi.
Parmi les passagers, les plus nombreux sont les Britanniques (19), les Américains (17) et les Espagnols (13), selon l'opérateur. Il y a également, entre autres, cinq Français. Au sein de l'équipage, les nationalités les plus représentées sont les Philippins (38) et les Ukrainiens (5).
Selon l'OMS, l'expédition a quitté Ushuaïa le 1er avril pour une traversée de l'Atlantique Sud, avec plusieurs escales dans des régions reculées, notamment dans l'Antarctique.
Il s'est rendu dans les îles Géorgie du Sud et Sandwich du Sud (5 au 7 avril), puis dans les îles Tristan da Cunha, Inaccessible et Nightingale (13 au 16 avril), selon les données de suivi maritime de MarineTraffic. Il a fait le tour de l'île Gough le 17 avril, avant de rejoindre l'île Sainte-Hélène le 22 avril, jusqu'au 24 avril.