A Genève, les magasins devraient pouvoir ouvrir deux dimanche par année, sans qu'une CCT soit étendue ne soit en vigueur dans ce secteur. Cette modification législative portée la droite et les faîtières économiques est en passe d'être acceptée dimanche par le peuple.
Selon des résultats basés sur 95% des bulletins, l'assouplissement de la loi sur les heures d'ouverture des magasins est approuvé à 53,17%. La mesure était combattue par référendum par la gauche et par les syndicats, qui dénonçaient une détérioration des conditions de travail dans un domaine déjà exposé.
Les commerces pourront ainsi ouvrir deux dimanches par an, ainsi que le 31 décembre, une journée assimilée à un dimanche dans le canton. Pour la droite, il s'agissait de soutenir le commerce local, soumis à forte concurrence liée au tourisme d'achat et au commerce en ligne. Le travail se fera uniquement sur base volontaire et le personnel aura une compensation équivalente en salaire.
Les syndicats fustigeaient l'ouverture d'une brèche allant vers la banalisation du travail du dimanche.
Suspense pour l'interdiction des signes religieux
Le suspens reste entier au sujet de l'interdiction pour les élus d'arborer des signes religieux dans les parlements. Selon des résultats anticipés, le oui l'emporterait de justesse avec 51,90% des voix. Il faudra attendre le milieu d'après-midi pour en avoir la confirmation. Selon des résultats basés sur 95% des bulletins, l'interdiction des signes religieux au sein du Grand Conseil et des conseils municipaux serait approuvée. Cette modification constitutionnelle était portée par la droite au nom de la laïcité.
La gauche et Libertés et justice sociale (LJS) étaient opposés à cette interdiction qui touche selon eux aux libertés fondamentales. Pour les opposants, les miliciens du parlement ne sont pas des agents de l'Etat, mais des représentants élus par le peuple.
L'interdiction concerne de facto tous les signes (voile, kippa ou croix) sans viser une religion en particulier. Mais des collectifs féministes et antiracistes dénonçaient un harcèlement systématique des femmes musulmanes.