Le centre-gauche s'insurge
Le National veut taxer les patients qui surchargent les urgences

Le National est entré en matière pour taxer de 50 francs les visites non justifiées aux urgences. Le Conseil fédéral et le centre-gauche sont opposés à une telle mesure.
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Le projet a pour but de soulager les urgences sous pression en créant un effet financier dissuasif (archives).
Photo: JEAN-CHRISTOPHE BOTT
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ATS Agence télégraphique suisse

Les patients se rendant aux urgences sans délégation médicale doivent être taxés. Le National est entré en matière mercredi, par 96 voix contre 91 et 2 abstentions, sur un projet parlementaire en ce sens. Le Conseil fédéral était opposé.

L'initiative de l'ancien conseiller national Thomas Weibel (PVL/ZH) vise à soulager les urgences sous pression en créant un effet financier dissuasif. «Les urgences ne doivent pas être un guichet universel mais rester un lieu pour les vraies urgences», a déclaré le rapporteur de commission Cyril Aellen (PLR/GE).

Centre-gauche et gouvernement critiques

Les cantons doivent avoir la possibilité d'augmenter de 50 francs la quote-part de l'assuré si ce dernier se rend aux urgences sans y avoir été envoyé par un médecin, un centre de télémédecine ou un pharmacien. Des exceptions sont prévues, notamment pour les femmes enceintes et les enfants.

Comme le gouvernement, le centre-gauche a critiqué le projet. Valérie Piller Carrard (PS/FR) a jugé ce dernier «inefficace, irréaliste et profondément inégalitaire». Le débat se poursuit.

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