Les patients se rendant aux urgences sans délégation médicale doivent être taxés. Le National est entré en matière mercredi, par 96 voix contre 91 et 2 abstentions, sur un projet parlementaire en ce sens. Le Conseil fédéral était opposé.
L'initiative de l'ancien conseiller national Thomas Weibel (PVL/ZH) vise à soulager les urgences sous pression en créant un effet financier dissuasif. «Les urgences ne doivent pas être un guichet universel mais rester un lieu pour les vraies urgences», a déclaré le rapporteur de commission Cyril Aellen (PLR/GE).
Centre-gauche et gouvernement critiques
Les cantons doivent avoir la possibilité d'augmenter de 50 francs la quote-part de l'assuré si ce dernier se rend aux urgences sans y avoir été envoyé par un médecin, un centre de télémédecine ou un pharmacien. Des exceptions sont prévues, notamment pour les femmes enceintes et les enfants.
Comme le gouvernement, le centre-gauche a critiqué le projet. Valérie Piller Carrard (PS/FR) a jugé ce dernier «inefficace, irréaliste et profondément inégalitaire». Le débat se poursuit.