Le printemps ne s'annonce jamais à grand fracas. Il s'insinue, par une fenêtre entrouverte ou à travers cette lumière du soir qui, soudain, n'a plus rien d'hivernal. Et avec lui, nos envies changent. Ce qui nous réchauffait encore il y a quelques semaines, nous pouvons maintenant le laisser de côté. On aspire à la fraîcheur, à la clarté, à des vins qui dansent plutôt qu'ils ne pèsent. Les vins blancs légers ne sont pas une mode: ils sont la réponse naturelle à la saison. Leur acidité vive, leurs arômes délicats et leur alcool mesuré traduisent dans le verre un art de vivre renouvelé. Et le plus beau: pas besoin d'y mettre le prix fort. En dessous de 15 francs, le niveau a considérablement progressé ces dernières années. Vinification soignée, travail rigoureux à la vigne et nouvelle exigence qualitative: «abordable» ne rime plus avec «quelconque». Nous avons choisi de braquer le projecteur sur trois pays qui expriment le printemps chacun à leur façon, mais partagent un point commun: ils produisent des vins blancs légers, caractériels et pleins de vie - de Suisse, du Portugal et d'Italie.
Suisse: clarté, rives lacustres & brise fleurie
Quand les terrasses recommencent à se remplir, rien ne convient mieux qu'un vin blanc frais et droit venu de vignes locales. La Suisse a certes la réputation d'être chère, mais dans le segment des blancs, de nombreux producteurs démontrent que qualité et plaisir de boire vont de pair même dans une gamme raisonnable. Le Chasselas notamment - appelé Fendant en Valais - connaît une véritable renaissance. Fini l'image du simple désaltérant sans relief: il s'affirme aujourd'hui comme un compagnon de table nuancé et minéral. Les meilleurs exemplaires sont subtils, précis, vinifiés avec soin. Ils ne cherchent pas à s'imposer, mais à trouver l'équilibre. C'est précisément ce qui en fait des vins de printemps idéaux: asperges, herbes fraîches, poisson du lac ou apéro fromage-pain - ils accompagnent sans jamais prendre le dessus.
Valais AOC Fendant Dame de Sion, 14.50 francs.
Ce Fendant montre tout le charme que peut receler le chasselas. Au nez, il dégage des arômes de fleurs blanches, de poire fraîche et d'une touche de pierre mouillée. En bouche, il se présente élancé, juteux et merveilleusement direct, avec une fine minéralité saline en finale. Ce vin réclame un raclette classique ou une choléra valaisanne aux poireaux et pommes de terre. Il accompagne tout aussi naturellement une assiette d'asperges fraîches.
Valais AOC Fendant Dame de Sion, 14.50 francs.
Ce Fendant montre tout le charme que peut receler le chasselas. Au nez, il dégage des arômes de fleurs blanches, de poire fraîche et d'une touche de pierre mouillée. En bouche, il se présente élancé, juteux et merveilleusement direct, avec une fine minéralité saline en finale. Ce vin réclame un raclette classique ou une choléra valaisanne aux poireaux et pommes de terre. Il accompagne tout aussi naturellement une assiette d'asperges fraîches.
Château Auvernier Neuchâtel, 14.95 francs.
Au nez, il dévoile de délicates notes d'agrumes, une touche de fleur de tilleul et une fine note de levure. En bouche, il se présente sec, vif et doté d'une fraîcheur animante qui donne immédiatement envie d'une prochaine gorgée. Il s'accorde à merveille avec un filet de perche du lac de Neuchâtel ou une légère quiche printanière.
Château Auvernier Neuchâtel, 14.95 francs.
Au nez, il dévoile de délicates notes d'agrumes, une touche de fleur de tilleul et une fine note de levure. En bouche, il se présente sec, vif et doté d'une fraîcheur animante qui donne immédiatement envie d'une prochaine gorgée. Il s'accorde à merveille avec un filet de perche du lac de Neuchâtel ou une légère quiche printanière.
Deux exemples qui le prouvent: le vin blanc suisse peut être léger, précis et tout à fait accessible. C'est précisément ce qui le rend si printanier.
Portugal: fraîcheur atlantique et acidité vibrante
Quand on pense au Portugal viticole, c'est souvent le vin rouge qui vient à l'esprit, avec les assemblages puissants du Dourotal ou de l'Alentejo. Mais au printemps, les blancs méritent toute l'attention. Au nord, où l'Atlantique dicte son tempo, naissent des vins d'une fraîcheur électrisante, à l'alcool modéré et aux fruits d'une limpidité remarquable. À l'intérieur des terres, des cépages autochtones comme l'encruzado offrent un mariage fascinant de structure et d'élégance. Ce qui unit la plupart de ces vins: un plaisir de boire immédiat. Jamais lourds, jamais lassants mais vivants et accessibles. Et la preuve qu'à moins de 15 francs, on peut aujourd'hui parler de vraie qualité, pas de compromis.
Vinho Verde DOC Alvarinho Solar de Serrade Monção, 14.95 francs.
L'alvarinho fait entrer le nord du Portugal dans le verre. Au nez, des arômes de citron vert, de pomme verte et une touche de pêche. En bouche, un côté frais, vif et finement structuré, avec une acidité juteuse qui le rend irrésistiblement plaisant. Parfait sur des sardines grillées ou une salade de bacalhau au persil et à l'huile d'olive. Il brille aussi aux côtés d'une ceviche légère.
Vinho Verde DOC Alvarinho Solar de Serrade Monção, 14.95 francs.
L'alvarinho fait entrer le nord du Portugal dans le verre. Au nez, des arômes de citron vert, de pomme verte et une touche de pêche. En bouche, un côté frais, vif et finement structuré, avec une acidité juteuse qui le rend irrésistiblement plaisant. Parfait sur des sardines grillées ou une salade de bacalhau au persil et à l'huile d'olive. Il brille aussi aux côtés d'une ceviche légère.
Dão DOC Encruzado Evidência Parras Wines, 10.50 francs.
Au nez des notes de poire mûre, de zeste d'agrume et une légère touche amandée. En bouche, de l'élégance, avec une belle onctuosité et une acidité parfaitement fondue. La finale est harmonieuse et étonnamment persistante pour ce niveau de prix. Il accompagne à merveille un arroz de marisco ou un poulet grillé au romarin.
Dão DOC Encruzado Evidência Parras Wines, 10.50 francs.
Au nez des notes de poire mûre, de zeste d'agrume et une légère touche amandée. En bouche, de l'élégance, avec une belle onctuosité et une acidité parfaitement fondue. La finale est harmonieuse et étonnamment persistante pour ce niveau de prix. Il accompagne à merveille un arroz de marisco ou un poulet grillé au romarin.
La démonstration est faite: un vin de printemps peut avoir du caractère tout en gardant de la légèreté.
Italie: la Dolce Vita dans la lumière du printemps
En Italie, le printemps commence sur les marchés. Artichauts, petits pois nouveaux, citrons, herbes fraîches: tout est plus lumineux, plus parfumé, plus vivant. C'est exactement ainsi que se présentent les vins blancs italiens qui trouvent leur heure de gloire avec la belle saison. Que ce soit sur les rives du lac de Garde ou dans le Piémont, fraîcheur, fruit net et fine note amandée en finale sont leurs signatures. Assez simples pour l'apéro, assez sérieux pour accompagner un repas. Et la même conclusion s'impose: la qualité n'est plus l'apanage des prix élevés.
Lugana DOC Lunatio Masi Agricola, 14.95 francs.
Ce classique du lac de Garde exhale des arômes de pêche blanche, d'agrumes et une touche de fleur d'amandier. En bouche, un côté frais, équilibré, avec une fine note minérale en finale. Sa structure vive en fait le complice idéal d'un risotto al limone ou d'une assiette de spaghetti alle vongole. Il fait entrer le soleil dans le verre sans jamais peser.
Lugana DOC Lunatio Masi Agricola, 14.95 francs.
Ce classique du lac de Garde exhale des arômes de pêche blanche, d'agrumes et une touche de fleur d'amandier. En bouche, un côté frais, équilibré, avec une fine note minérale en finale. Sa structure vive en fait le complice idéal d'un risotto al limone ou d'une assiette de spaghetti alle vongole. Il fait entrer le soleil dans le verre sans jamais peser.
Roero Arneis DOCG Piazzo, 13.50 francs.
Le Piémont ne pouvait manquer à l'appel. Au nez, cet arneis livre des arômes de poire mûre, de camomille et une touche de noisette. En bouche, sec, soyeux, avec une épice discrète qui lui donne de la personnalité. La finale est fraîche et élégante. Un accord naturel avec un vitello tonnato ou des tajarin au beurre de sauge.
Roero Arneis DOCG Piazzo, 13.50 francs.
Le Piémont ne pouvait manquer à l'appel. Au nez, cet arneis livre des arômes de poire mûre, de camomille et une touche de noisette. En bouche, sec, soyeux, avec une épice discrète qui lui donne de la personnalité. La finale est fraîche et élégante. Un accord naturel avec un vitello tonnato ou des tajarin au beurre de sauge.
L'article a été rédigé par Tobias Gysi, universitaire spécialisé dans le vin et sommelier suisse. Il est l'auteur de la rubrique «Château Gysi» pour Mondovino.
Cet article a été réalisé par le Ringier Brand Studio à la demande d'un client. Les contenus ont été préparés de manière rédactionnelle et répondent aux exigences de qualité de Ringier.
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