Aron Fahrni et Robin Cuche, médaillés paralympiques, se livrent
«Nous parlons de beaucoup de choses et bien sûr aussi ouvertement du handicap»

Comment les neuf athlètes de la délégation suisse vivent-ils les Jeux paralympiques de Milano Cortina? Le snowboardeur Aron Fahrni et le skieur Robin Cuche nous ouvrent les portes des coulisses et partagent leurs émotions après avoir décroché une médaille.
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L’équipe de para-ski fête la première médaille d’or paralympique de Robin Cuche.
Photo: Gabriel Monnet
Article rémunéré, présenté par Toyota.

Ils ont de quoi pavoiser. Robin Cuche (27 ans) et Aron Fahrni (27 ans) ont tous deux décroché une médaille dès leur première compétition aux Jeux paralympiques de Milano Cortina 2026. Le para-skieur Robin Cuche a signé un sans-faute avec l'or en descente, tandis que Aron Fahrni s'est emparé du bronze en snowboardcross. Et deux jours plus tard, Robin Cuche remettait ça.

«C'est incroyable. Je suis vraiment heureux», a-t-il confié samedi après son triomphe en descente. «Quoi qu'il arrive maintenant: ces Jeux sont déjà un succès pour moi.» Deux jours plus tard, il récidivait en super-G et peut désormais se revendiquer double champion paralympique. «Dans l'aire d'arrivée, j'étais d'abord un peu agacé d'avoir commis une erreur à l'endroit exact contre lequel mon entraîneur m'avait mis en garde. Que ça ait quand même suffi pour la victoire, c'est bien sûr magnifique.»

Le para-snowboardeur Aron Fahrni rayonnait lui aussi. «Le bronze compte énormément pour moi. C'est extrêmement beau d'avoir pu déclencher de si grandes émotions chez tant de personnes. Je suis aussi heureux pour le staff, auquel je suis vraiment reconnaissant.»

Pour Cuche, l'or en descente représente l'accomplissement d'un grand objectif. Le Neuchâtelois, chez qui une hémiplégie — paralysie du côté droit du corps — a été diagnostiquée à la naissance, figurait parmi les grands favoris. Pas étonnant: il avait déjà remporté le petit globe de cristal du classement de descente avant la fin de la saison. Mais le neveu de la légende Didier Cuche assure ne pas s'être mis sous pression. «C'est ma quatrième participation aux Jeux paralympiques, je sais gérer les attentes.» Rien n'a donc changé dans sa préparation. La descente de Cortina a tout de même représenté un défi. 

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Depuis plus de dix ans, Toyota s’engage aux côtés de Swiss Paralympic pour promouvoir le sport paralympique en Suisse. Les valeurs de courage, détermination, inspiration et excellence portées par Swiss Paralympic sont étroitement liées aux principes de Toyota. Ce partenariat atteint désormais son plus haut niveau.

Pour la première fois, Toyota met à disposition de Swiss Paralympic une flotte de véhicules pour les participations aux Championnats d’Europe, du monde et aux Jeux paralympiques. Les modèles 100 % électriques «bZ4X» et «Proace Verso Electric» symbolisent l’innovation et le progrès en matière de mobilité et permettent un déplacement efficace et respectueux de l’environnement vers les sites de compétition.

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Les attentes étaient moins définies pour Aron Fahrni. Le Bernois a eu un accident de téléski à l'âge de six ans, sectionnant tous les nerfs de son bras gauche. Il concourt dans la catégorie des athlètes présentant des limitations au niveau du haut corps.

Le soldat sport préfère ne pas se projeter sur un classement précis. «Parler de médailles n'a guère de sens, car tellement de facteurs doivent se conjuguer», expliquait-il avant les Jeux. «Je veux simplement bien accueillir tout ce qui vient et ne pas me laisser envahir par la pression.»

Faire bouger les choses grâce aux Jeux

La médaille de bronze est un jalon pour Aron Fahrni. Mais sa motivation profonde est ailleurs: inspirer. «Je veux toucher les personnes avec et sans handicap», confie-t-il. Une ambition qu'il porte déjà au quotidien, à travers sa carrière et la visibilité qu'elle lui offre.

Les deux athlètes s'accordent sur un point: les Jeux paralympiques ont quelque chose de particulier. Pour Aron Fahrni, y participer est «un petit bonbon». «Je veux contribuer à faire évoluer le regard sur le handicap. C'est une grande source de motivation pour moi.» Il tient à montrer aux personnes valides qu'aucune distance artificielle n'est nécessaire. «On peut en parler ouvertement. Et aux personnes en situation de handicap, je veux dire: vous avez le droit d'être fiers de vous, de qui vous êtes.» Son handicap l'a souvent mis à rude épreuve - mais en restant accroché, il en a tiré des leçons précieuses. «Ça m'a fait mûrir.»

Robin Cuche partage cette vision. «J'apprécie les échanges avec des athlètes de nombreuses nations et disciplines», confie-t-il. «Nous parlons de beaucoup de choses et bien sûr aussi ouvertement du handicap.»

Vidéo d’athlète : Robin Cuche, ski alpin

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Une ambiance chaleureuse, malgré la concurrence

L'atmosphère entre les athlètes internationaux est excellente, confirme Fahrni. «On se soutient mutuellement. Nous les snowboardeurs, par exemple, formons un grand groupe d'amis.» Cortina est aussi une vraie station de ski, s'enthousiasme Cuche. «Différente des sites que j'ai connus aux Jeux de 2014, 2018 et 2022.»

La proximité avec la Suisse permet en outre à ses proches d'être présents. «Famille et amis suivent les courses depuis Cortina. Pouvoir partager ces moments avec eux, c'est précieux.»

Et au sein de la délégation suisse ? «L'ambiance est très bonne», répond Robin Cuche. «Nous avons un groupe soudé et un excellent staff. On rit beaucoup ensemble, mais on sait aussi être sérieux quand il le faut. Malgré la concurrence, il règne un vrai esprit d'équipe.»

Aron Fahrni et Robin Cuche offrent d'autres aperçus de leur parcours et de leur préparation vers Milano Cortina 2026 dans les vidéos ci-dessous.

Vidéo d’athlète : Aron Fahrni, snowboard

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Cet article a été réalisé par Ringier Brand Studio à la demande d'un client. Les contenus ont été préparés de manière journalistique et répondent aux exigences de qualité de Ringier.

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