Airbus, contraint de changer d'urgence un logiciel de commandes vulnérable sur des A320, a rapidement pu intervenir sur des milliers d'avions vendredi et samedi. Mais une centaine d'entre eux devraient rester immobilisés plus longtemps. Aucun porte-parole d'Airbus n'était joignable samedi pour donner des chiffres. Mais le ministre français des Transports Philippe Tabarot s'est voulu rassurant, sur la chaîne d'information BFMTV.
Cette vulnérabilité révélée vendredi faisait craindre de fortes perturbations sur le trafic aérien mondial, l'A320 étant l'appareil le plus vendu au monde. Entré en exploitation en 1988, il avait été livré fin septembre à 12'257 exemplaires.
Vendredi, Airbus indiquait que quelque 6000 d'entre eux étaient concernés par l'obligation «d'arrêter immédiatement les vols» des avions concernés le temps de remplacer ou mettre à jour le logiciel. Samedi matin, Philippe Tabarot précisait sur BFMTV que l'avionneur avait pu corriger la défaillance «sur plus de 5000 appareils» depuis vendredi.