Le vertige est un facteur de risque sous-estimé lors des randonnées en montagne. Selon un sondage réalisé auprès de randonneurs, seuls 18% estiment que ne pas avoir le vertige est une condition importante, a annoncé jeudi le Bureau de prévention des accidents.
La peur du vide ou le vertige ne sont pris en compte «qu'accessoirement lors de la planification de randonnée», écrit le Bureau de prévention des accidents (BPA). Pourtant, le vertige nuit à la sécurité lors de la progression et augmente le risque de chute. Pour le BPA, ne pas avoir le vertige est donc une condition «essentielle» pour les randonnées en montagne, de même qu'une bonne condition physique.
Les chiffres de l'enquête montrent toutefois une tendance inverse. Le BPA relève que, dans ce cadre, une bonne condition physique (56%) et un pied sûr (32%) ont été cités comme les conditions déterminantes pour randonner en montage. Seuls 18% ont mentionné l'absence de vertige. Pourtant, près d’un tiers des personnes interrogées affirment souffrir de peur du vide ou de vertige.
Des dizaines de milliers d'accidents chaque année
De plus, l’enquête montre que la plupart des randonneurs tiennent compte, lors de leur planification, de facteurs tels que la météo, la distance et le dénivelé, mais accordent moins d’importance à la dangerosité de l’itinéraire.
Le Bureau rappelle que l’itinéraire de randonnée doit être adapté à ses propres capacités. En cas de doute, la règle est la suivante: «Faire demi-tour n’est pas un aveu d’échec, mais au contraire le signe d’un comportement responsable en terrain alpin».
Chaque année, en moyenne 40'000 personnes doivent être prises en charge médicalement après un accident de randonnée, selon le BPA. 45 y laissent leur vie. L'enquête a été menée sur plus de 20 sites de randonnée auprès de 1'387 randonneurs sélectionnés au hasard.