Pour bien démarrer la journée, Blick, avec l'aide de l'ATS, vous propose un condensé des actualités suisses à ne pas manquer en ce mardi 7 avril. C'est parti:
Des politiciens romands ciblés par la haine en ligne
Dans la lignée de l'affaire de harcèlement en ligne prolongée révélée dernièrement par la Valaisanne Franziska Biner, une demi-douzaine de politiciens romands racontent au média en ligne Watson leurs expériences en la matière. L'élu du Parti libéral-radical (PLR) vaudois Frédéric Borloz évoque des menaces directes et un incident où un homme cagoulé l'a suivi. A Neuchâtel, la Verte Céline Vara dit avoir porté plainte à une dizaine de reprises et dénonce un acharnement, notamment contre les femmes, ainsi qu’un rôle amplificateur des réseaux sociaux. Elle relate encore la pression subie de la part de certains journalistes, évoquant un cas récent où «l'un d'eux a contacté la moitié de la République pour trouver de quoi monter une enquête contre moi et contre mon parti», assimilant cette démarche à du harcèlement. A Genève, la Socialiste Carole-Anne Kast pointe des attaques sexistes et exige une meilleure modération des commentaires sous les articles en ligne. Les élus interrogés évoquent une défiance croissante et ses effets sur l’engagement politique.
Près de 1000 zones qui inquiètent sur les routes suisses
Le nombre de zones dangereuses, sur le réseau routier suisse a diminué au cours des dix dernières années, malgré l’augmentation du trafic. Entre 2022 et 2024, les autorités ont recensé près de 950 zones à forte concentration d’accidents, dont environ 100 sur les routes nationales. L’Office fédéral des routes (OFROU) prévoit de renforcer la sécurité sur trois sites en particulier: à Wangen-Brüttisellen (ZH), au portail du Gubrist à Weiningen (ZH) et à la jonction autoroutière d’Egerkingen (SO), avec des mesures d’envergure. L’un des points les plus dangereux est la sortie de Wangen, juste avant l’échangeur de Brüttisellen. Les embouteillages quotidiens sur l’A1 y provoquent de nombreux accidents par collision arrière. Dès 2028, les bandes d’arrêt d’urgence devraient notamment être transformées en voies de circulation normales.
Un déménagement imposé ne passe pas à Genève
A Genève, l'association Jardin de Montbrillant rejette sa relocalisation sur la Rive gauche, telle que prévue par la Ville, rapporte la «Tribune de Genève». Le déménagement de l’espace de consommation Quai 9 de la gare Cornavin vers la rue de Montbrillant oblige en effet l’association Jardin de Montbrillant à quitter ses locaux d’ici fin 2026. Si la fondation CarrefourRue & Coulou, qui gère le Jardin de Montbrillant, dit comprendre la relocalisation, elle refuse de s’installer sur la Rive gauche. Sa directrice, Valérie Spagna, exige de «rester sur la Rive droite, dépourvue de restauration collective solidaire». L’association sert chaque jour 350 à 400 repas à des personnes précaires. Elle très ancrée dans le quartier des Grottes et veut continuer à répondre aux besoins locaux. Elle poursuit activement la recherche d’un nouveau lieu adapté dans ce secteur.
L’ambassadeur israélien justifie l’extension de la peine de mort
L’ambassadeur d’Israël à Berne, Tibor Schlosser, a défendu, dans une interview accordée à Tamedia, l’extension de la peine de mort, la qualifiant de décision souveraine d’Israël. «Je comprends la position de la Suisse, selon laquelle la peine capitale viole la dignité humaine», a-t-il déclaré. Toutefois, il a souligné qu’en Israël, l’accent est également mis sur la dignité des victimes du terrorisme et de leurs familles, ainsi que sur la prévention de nouvelles attaques. Selon lui, une condamnation à perpétuité ne constitue pas un effet dissuasif suffisant, certains détenus espérant être libérés lors d’échanges d’otages. Le Département fédéral des affaires étrangères est intervenu auprès de l’ambassadeur, rappelant que la Suisse s’oppose à la peine de mort.
Les terrains font flamber les loyers zurichois
Une analyse de la «Neue Zürcher Zeitung» s’est penchée sur le calcul des loyers dans les nouvelles constructions de l’agglomération zurichoise. Elle conclut que ce ne sont pas des rendements excessifs qui expliquent les loyers élevés, mais avant tout le prix très élevé des terrains. Dans l’exemple étudié, un appartement de 4,5 pièces de 95 m2 atteint un loyer mensuel d’environ 2900 francs. Le rendement sous-jacent, de 2,8 %, reste nettement inférieur au plafond de 4,75 % autorisé par le Tribunal fédéral. Selon cette analyse, les principaux bénéficiaires ne sont donc pas les investisseurs, mais les vendeurs des terrains.