Plusieurs cantons sont appelés aux urnes ce dimanche. Les Vaudois se prononcent sur l'introduction d'un salaire minimum, les Genevois sur l'ouverture dominicale des magasins et l'interdiction des signes religieux ostensibles pour les élus des législatifs. Les Neuchâtelois eux votent sur l'introduction d'un droit des aînés.
Vaud, Genève et Neuchâtel
Dans le canton de Vaud, la population doit dire si elle accepte deux initiatives de la gauche et des syndicats visant à introduire un salaire minimum, si elle préfère le contre-projet du Conseil d'Etat ou si elle ne veut tout simplement pas d'un tel salaire.
De son côté, Genève se prononce sur une ouverture des magasins deux dimanches par année, en plus du 31 décembre, sans la conditionner à une CCT étendue dans ce secteur. Cet assouplissement voulu par la droite est combattu par les syndicats, qui dénoncent une détérioration des conditions de travail dans un domaine déjà exposé.
Le canton du bout du lac vote sur l'interdiction des signes religieux ostensibles au Grand Conseil et dans les conseils municipaux. Déjà introduite en 2019 dans la loi sur la laïcité après une votation, cette disposition avait ensuite été annulée par la justice.
A Neuchâtel, les citoyens doivent se prononcer sur l'introduction d'une disposition sur le droit des aînés dans la Constitution cantonale. La gauche, à l'origine du projet, y est favorable. La droite et le PVL sont plutôt contre.
Crise du logement à Zurich
Outre-Sarine, un menu chargé attend les Zurichois, avec pas moins de cinq objets ciblant la crise du logement. Deux initiatives populaires et leurs contre-projets sont au menu, visant à lutter contre les résiliations de bail massives et abusives d'une part et à garantir des loyers abordables d'autre part. Les citoyens votent aussi sur une proposition du lobby des propriétaires qui veut forcer l'Etat à soutenir l'achat de logements subventionnés.
A Berne, c'est un projet de rénovation et d'extension du Musée des Beaux-Arts qui est dans le viseur. Les citoyens doivent dire s'ils acceptent un crédit d'étude de 15,7 millions de francs. Jugeant ce projet trop luxueux, un comité a lancé un référendum contre la participation financière du canton aux travaux.
Elections aux Grisons
Les électeurs grisons renouvellent, eux, leurs autorités cantonales. Après quatre échecs consécutifs, l'UDC tente de revenir au gouvernement en lançant dans la course la présidente du parlement Valérie Favre Accola. Neuf candidats au total, dont quatre sortants, se disputent les cinq sièges de l'exécutif.
Dans le canton voisin de Glaris, les électeurs renouvellent, eux aussi, leur parlement. En mars dernier, ils avaient déjà désigné leur gouvernement pour la nouvelle législature et reconduit leurs cinq conseillers d'Etat sortants.
Des élections sont aussi programmées à Bâle-Campagne. Un nouveau membre du gouvernement doit être désigné pour remplacer le ministre écologiste démissionnaire Isaac Reber. L'UDC tente là aussi de faire son retour à l'exécutif, face aux Verte-s qui espèrent conserver leur siège. Le canton vote en outre sur une initiative de l'UDC et du PLR visant à abroger l'interdiction d'installer des chauffages au mazout et à gaz.
Imposition à la source
Son voisin Bâle-Ville pourrait quant à lui devenir le premier canton suisse à généraliser l'imposition à la source d'une part du revenu. Ses citoyens se prononcent sur un forfait fiscal de 5 à 10%, que les employeurs retiendraient sur les salaires et reverseraient directement à l'Etat. Il vote aussi sur des mesures permettant de réduire la population de pigeons en ville.
Nidwald vote sur une baisse d'impôts sur le revenu, Schwyz sur la hausse du soutien aux subsides alloués au paiement des primes d'assurance maladie. Santé toujours au Tessin, avec un projet visant à instaurer une assurance dentaire obligatoire. Le canton vote aussi sur une initiative sur une neutralisation de la hausse des valeurs d'estimation immobilières.