Une pommade à dix francs de plus sans ordonnance
Pascal Couchepin critique les absurdités du système de santé

Pascal Couchepin, ancien ministre de la Santé, a eu récemment une surprise désagréable à la pharmacie: une simple pommade lui a coûté 10 francs de plus sans ordonnance. Une anecdote qui illustre les complexités du système de santé suisse.
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L'ancien conseiller fédéral Pascal Couchepin a raconté à la SRF une anecdote concernant un passage à la pharmacie.
Photo: Keystone
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Joschka Schaffner

Cela fait déjà 17 ans que Pascal Couchepin a quitté le Conseil fédéral, mais le membre du Parti libéral-radical (PLR) reste toujours passionné par les débats politiques. L’ex-ministre de l’Intérieur s’exprime avec un intérêt tout particulier sur les questions de retraites et de système de santé.

S’agissant du système de santé, même un ancien ministre en charge de ce département comme Pascal Couchepin peut se heurter à des difficultés. «C’est vrai, le système est compliqué», reconnaît l’ancien conseiller fédéral dans l’émission «Tagesgespräch» sur les ondes de la SRF. Durant cet entretien, il raconcte une visite à la pharmacie particulièrement frustrante.

En bonne santé

«Je suis encore en assez bonne santé pour mon âge», explique Pascal Couchepin face au journaliste Philippe Reichen. Et ce, en dépit d’un accident survenu il y a quelques années: une chute en forêt lui a valu une fracture de la colonne vertébrale.

Depuis, Pascal Couchepin s'est rétabli. L'ex-conseiller fédéral PLR doit encore, à l’occasion, recourir à des médicaments. «Hier, je suis allé à la pharmacie pour en chercher», raconte-t-il à la SRF. «Certains sont pris en charge par l’assurance maladie, d’autres, je les paie moi-même.» Il précise qu’il ne souhaite pas faire peser l’ensemble des coûts sur les primes.

Une pommade à 10 francs de plus

Mais les choses se sont compliquées pour un produit en particulier. Pascal Couchepin souhaitait acheter une pommade qu'il avait déjà utilisée par le passé. «On m’a dit que ce n’était possible que sur ordonnance. J’ai répondu que je voulais néanmoins la payer moi-même», explique-t-il. Il lui a alors été indiqué que cela restait possible, mais que le produit lui coûterait dans ce cas 10 francs de plus.

«Je vous épargne des démarches administratives supplémentaires et cela me coûte plus cher?», se serait étonné l'ex conseiller fédéral selon son propre récit. L’explication de ce surcoût l’a d’autant plus surpris: selon le pharmacien, il résulte d’un accord entre le corps médical et les assureurs. «On est donc obligé de passer par le médecin pour obtenir ce type de médicament», s’indigne Pascal Couchepin. A cela s’ajoutent encore les frais de consultation médicale.

Peu auparavant, l’ancien ministre de la Santé estimait encore que la hausse des primes d’assurance maladie était parfaitement compréhensible lorsqu’on examinait le système de près. Mais cet épisode montre que même les connaisseurs peinent parfois à s’y retrouver dans le système de santé suisse.

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