Julien Wicki (PS) en tête
Gauche et droite au coude à coude à Yverdon, la co-syndique désavouée

A Yverdon, personne n’est élu au premier tour: Julien Wicki (PS) arrive en tête, suivi des deux sortants PLR. De son côté, la co-syndique Carmen Tanner essuie un revers.
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Julien Wicki (à d.) est arrivé premier et a manqué d’être élu au premier tour pour quatre voix.
Photo: KEYSTONE
Toan Izaguirre

A quatre voix près de la majorité absolue, le socialiste Julien Wicki s'impose en tête du premier tour de l'élection à la Municipalité d'Yverdon, dans un scrutin qui confirme le coude-à-coude entre la gauche et la droite. 

«Je suis très heureux de ce résultat», se félicite l'élu PS, pour qui ce score «témoigne de la confiance de la population en la majorité de gauche». Julien Wicki est le dernier élu en date à la Municipalité d'Yverdon: il avait décroché son siège en mars 2025, à l'issue d'un duel face à Ruben Ramchurn qui avait profondément divisé la cité thermale

Les deux sortants PLR François Armada et Christian Weiler suivent, avec respectivement 48,5% et 47,6%. Pour le premier, le résultat du jour n'est qu'une «victoire d'étape»: tout «reste à faire», admet-il. L'Entente yverdonnoise a réussi à placer quatre candidats dans les sept premières places à ce stade.

Une législature compliquée

Depuis 2021, la Municipalité d'Yverdon-les-Bains est dominée par une large majorité de gauche (5 roses-verts contre 2 PLR). Mais la législature n'a pas été de tout repos dans la cité thermale, rythmée par deux élections complémentaires.

En 2022, la démission de Jean-Daniel Carrard contraint la ville à retourner aux urnes: François Armada est élu, maintenant le siège dans le giron du PLR. Trois ans plus tard, le décès de Jean-Claude Ruchet donne lieu à une nouvelle élection complémentaire. A l’issue d'une campagne tendue face à Ruben Ramchurn, le siège reste socialiste, à la faveur de la victoire de Julien Wicki.

Durant la législature, le climat s'est considérablement dégradé. Un municipal et le syndic socialiste Pierre Dessemontet ont dû être placés sous surveillance policière après avoir reçu des menaces. Ce dernier a finalement renoncé à se représenter, lassé de l'ambiance délétère qui règne dans la deuxième ville du canton. 

Depuis 2021, la Municipalité d'Yverdon-les-Bains est dominée par une large majorité de gauche (5 roses-verts contre 2 PLR). Mais la législature n'a pas été de tout repos dans la cité thermale, rythmée par deux élections complémentaires.

En 2022, la démission de Jean-Daniel Carrard contraint la ville à retourner aux urnes: François Armada est élu, maintenant le siège dans le giron du PLR. Trois ans plus tard, le décès de Jean-Claude Ruchet donne lieu à une nouvelle élection complémentaire. A l’issue d'une campagne tendue face à Ruben Ramchurn, le siège reste socialiste, à la faveur de la victoire de Julien Wicki.

Durant la législature, le climat s'est considérablement dégradé. Un municipal et le syndic socialiste Pierre Dessemontet ont dû être placés sous surveillance policière après avoir reçu des menaces. Ce dernier a finalement renoncé à se représenter, lassé de l'ambiance délétère qui règne dans la deuxième ville du canton. 

Les deux autre sortants, la socialiste Brenda Tuosto et et le Vert Benoist Guillard, se positionnent en 4e et 5e position, avec 3531 et 3121 suffrages. La surprise est du côté du score d'une autre sortante, la Verte Carmen Tanner qui arrive en 8e position. Elle partage actuellement la syndicature en jobsplitting avec Pierre Dessmontet, qui lui, ne se représente pas à la Municipalité. Le climat politique tendu et le sentiment de ne plus être la personne adéquate avaient motivé sa décision

Le PS est confiant

La candidate socialiste Majda L'Mati arrive en dixième position. Elle représente pour son parti un espoir de diversité: sur Blick, elle revendiquait son parcours atypique. «Je fais partie de presque 40% de la population qui a un CFC. J'aimerais casser cette image du politicien issu d'un parcours académique et universitaire, en montrant qu'en Suisse, un CFC peut amener à exercer des responsabilités.» Julien Wicki, arrivé en tête des socialistes, tempère toutefois: «On savait que ça allait être difficile pour elle de se démarquer, avec son profil encore peu connu, malgré excellente campagne.»

Le PS affiche sa confiance pour le second tour. La gauche, qui n'a pas constitué d'alliance aussi large que la droite avec l'Entente yverdonnoise, dispose selon Julien Wicki d'une réserve de voix. «Je suis confiant qu'avec une dynamique unitaire, nous allons pouvoir aller chercher cette victoire», assure-t-il. 

Ruben Ramchurn trébuche dans ce premier tour

Le trublion de la politique yverdonnoise, Ruben Ramchurn, n'a pas réédité sa performance de la complémentaire de l'an dernier, lors de laquelle il avait obtenu plus de 40% des voix. Il arrive en 12e position. Ce résultat n'est «pas surprenant» pour François Armada (PLR): la droite présente cette fois un panel de candidats plus large. Reste à savoir vers qui se reporteront les voix qu'il a recueillies. A l'autre extrémité du spectre politique, la députée de la gauche radicale Mathilde Marendaz pointe au 11e rang avec 30,9% des suffrages.

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