La sécurité dans le secteur de Sierre-Chippis (VS) face au risque d'inondation du Rhône doit encore être renforcée. Le Conseil d'Etat valaisan a décidé de prolonger jusqu'au 31 octobre 2028 le délai pour régulariser les mesures urgentes, démarrées à la suite des inondations de l'été 2024.
«Si la situation s'est améliorée en amont du pont routier, la protection en aval demeure insuffisante. Les études hydrauliques confirment la nécessité de compléter les aménagements déjà réalisés», relèvent vendredi les autorités valaisannes dans un communiqué.
Berges renforcées
Concrètement, les berges de la rive droite seront renforcées et rehaussées, avec notamment des remblais, des digues en terre, des palplanches ou, temporairement, des plots en béton. En rive gauche, afin de ne pas augmenter le risque sur le village de Chippis, une protection provisoire au moyen de plots en béton sera installée. «Ces éléments seront complétés par un renforcement local de la digue permettant des débordements contrôlés en cas de surcharge», précise le communiqué.
Le Conseil d'Etat rappelle que les travaux de mise en sécurité ont démarré en octobre 2024. Il s'agit principalement du rehaussement du pont routier, de la suppression du pont ferroviaire et de diverses mesures de protection le long du site industriel en rive gauche du Rhône. En rive droite, le mur de soutènement du remblai des villas «Alusuisse» a été ponctuellement réparé.
Rachat de parcelles
Par ailleurs, le Conseil d'Etat annonce qu'il a décidé de racheter des parcelles sur lesquelles sont construites les villas «Alusuisse», afin de procéder à l'assainissement de ce site inscrit au cadastre des sites pollués. Des discussions sont en cours avec les offices fédéraux concernant l’avenir de ces villas, classées à l'inventaire fédéral des sites construits d'importance nationale à protéger.
«Dans l'intervalle, le mur de soutènement du remblai pollué sera renforcé afin de prévenir, en cas de crue, toute érosion de déchets dans le fleuve», indique le Conseil d'Etat.
Le coût de toutes ces mesures, en majeure partie subventionnées par la Confédération, est estimé à 10 millions de francs. Il pourra être financé dans le cadre du crédit d'engagement de 78,5 millions de francs alloué par le Grand Conseil en 2008 pour la mesure prioritaire Sierre-Chippis.