«Aucune chance de clémence»
L'ex-directeur d'Interface condamné pour contrainte sexuelle et tentative de viol

Le Tribunal de Sion a condamné mardi l'ex-directeur de la compagnie Interface à 24 mois de prison, dont six ferme, pour contrainte sexuelle et tentative de viol. Son avocat conteste le verdict en appel.
Le Tribunal de Sion a condamné mardi l'ex-directeur de la compagnie Interface.
Photo: KEYSTONE
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ATS Agence télégraphique suisse

L'ancien directeur de la compagnie de danse Interface a été condamné mardi à 24 mois de prison, dont six mois ferme. Le Tribunal du district de Sion l'a jugé coupable de contrainte sexuelle et tentative de viol, mais pas de séquestration ni d'enlèvement.

La cour a reconnu la «lourde responsabilité» de l'homme de 62 ans et «l'absence totale de prise de conscience de la gravité de ses agissements». Selon elle, tous les faits sont reconnus avérés, même l'altercation. En revanche, les motifs juridiques ne sont pas suffisants pour les chefs d'accusation de séquestration et d'enlèvement.

«Aucune chance de clémence»

Le procureur Olivier Elsig avait requis lundi 24 mois de prison, estimant qu'une peine ferme s'imposait «de manière impérative». Le prévenu ne méritait «aucune chance de clémence», puisqu’il n’a, selon lui, «aucune raison de s'amender».

L'ex-directeur avait, lui, rejeté toutes les accusations faites à son encontre. «C'est une affabulation», avait-il déclaré. Son avocat Me Guillaume Grand a déjà annoncé que son client ferait recours à ce jugement.

Emprise psychologique

Si la procédure ne compte qu'une seule partie plaignante, une trentaine de témoins ont été entendus lors de l'enquête. «Il y a un nombre incalculable de personnes qui racontent les mêmes comportements, les mêmes déviances, la même emprise», avait insisté le Ministère public lundi.

Pour le procureur Olivier Elsig, ce jugement est «extrêmement important pour toutes les victimes d'abus sexuels». Il avait requis 24 mois de prison ferme.

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