«Le désir ne demande pas la permission»
Des affiches pour un club valaisan accusées d'inciter au viol déclenchent la polémique

Fin avril, des affiches d'un club érotique du Chablais ont choqué avec des slogans comme «Le désir ne demande pas la permission». Accusées d'encourager la culture du viol, elles ont déclenché une forte polémique.
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Une campagne publicitaire pour une discothèque du Chablais a fait scandale au Valais.
Photo: Shutterstock
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Dimitri FaravelJournaliste Blick

«Il suffit d'un oui», «Le désir ne demande pas la permission». Fin avril, une campagne publicitaire visible le long des routes valaisannes a déclenché une vive polémique. 

D'après des informations de «24 heures» publiées mardi 5 mai, ces affiches, promouvant une discothèque du Chablais vaudois proposant des services sexuels payants, affichaient des slogans qui, pour beaucoup, encourageaient la culture du viol. Sur les réseaux sociaux et dans plusieurs communes du Valais, la consternation était collective.

«Non, c'est non»

Le Collectif féministe Valais, par la voix de Maude Louviot, membre active, dit avoir été alerté à plusieurs reprises à Sion, Sierre et Martigny, et avoir orienté des signalements vers la Commission suisse pour la loyauté ainsi que vers les communes concernées. Aux yeux de l'association, il ne s'agit pas de remettre en cause le travail du sexe, mais de dénoncer un message jugé foncièrement problématique. 

Selon Maude Louviot, la formulation laisse entendre que le désir primerait sur le consentement – une invitation claire au viol selon ses propos. Le collectif rappelle par ailleurs que la loi suisse a été renforcée en 2024 avec l'entrée en vigueur de la réforme adoptant le principe du «Non, c'est non».

Face à la controverse, plusieurs communes ont également réagi. A Sierre, l’affiche installée sur un terrain privé a été retirée le jour même après un signalement. A Martigny, elle a également disparu après la médiatisation de l'affaire. Du côté de Sion, la situation est beaucoup plus floue: la commune renvoie la responsabilité à la société d'affichage chargée de vérifier les contenus. Le club du Chablais, lui, n'a souhaité faire aucun commentaire. 

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