Une famille de victime trompée
Le soi-disant pompier de Crans-Montana n'était qu'un jeune imposteur

Un jeune homme s'est fait passer pour un pompier intervenu lors de la tragédie à Crans-Montana. Pendant des mois, il a trompé une famille de victime, avant d'avouer ses mensonges début mars, rapporte «24 heures».
De vrais pompiers sont intervenus à Crans-Montana. Mais un jeune homme s'est fait passer pour un intervenant au «Constellation».
Photo: keystone-sda.ch
Blick_Leo_Michoud.png
Léo MichoudJournaliste Blick

En plus du deuil, des familles de victimes de l’incendie de Crans-Montana doivent vivre avec l’imposture. Ce vendredi 27 mars, «24 heures» révèle que durant presque 3 mois, un jeune homme de 20 ans s’est fait passer pour un pompier volontaire étant intervenu le soir de la tragédie au bar «Le Constellation».

Celui que «24 heures» nomme Quentin*, s’est particulièrement rapproché d’une famille de victime, allant jusqu’à les accompagner presque quotidiennement dès début janvier. Blick l’avait rencontré durant un trajet en train pour Sion avec ladite famille, le jour de l’audition houleuse de Jessica Moretti.

Ce cas rappelle des mécanismes d’identification à une «communauté de victimes» survenus notamment après les attentats du Bataclan, explique un psychiatre au journal. De telles imposteurs peuvent causer du tort aux victimes. Pour autant, la famille dont Quentin est proche dit lui pardonner ses mensonges et souligne son soutien sans faille.

Une fin d’imposture et des aveux

Il a également fait d’autres apparitions médiatiques dans ce rôle. A d’autres, il a raconté avoir été un simple client du bar valaisan, s’être extirpé des flammes et y avoir perdu deux amis. Il s’est même fait tatouer la date du 1er janvier 2026 sur le bras.

L’illusion a pris fin début mars, raconte le quotidien vaudois. Un «concert de soutien en mémoire des victimes de Crans-Montana», en partie planifié par Quentin pour le 19 mars dernier, a été annulé. Un jeune rappeur qui devait se produire ce soir-là s’est rendu compte de la supercherie.

Quentin a reconnu ses mensonges, qu’il dit regretter: «J’étais à une fête à Anzère le soir du drame et pas à Crans-Montana», indique-t-il à «24 heures». Contacté par Blick, le jeune homme n’a pas souhaité en dire plus.

Articles les plus lus