Suspicion n'est pas raison
La gale présente dans les écoles de la Broye: Vaud et Fribourg rassurent

«Désagréable» mais «pas dangereuse», la gale fait parler d'elle dans la Broye fribourgoise et vaudoise. Même si une classe entière a dû s'isoler après quatre cas confirmés, les cantons rassurent.
Avec les températures actuelles, plusieurs démangeaisons et rougeurs peuvent faire penser à la gale, dont des cas ont été signalés.
Photo: Shutterstock

Des petits boutons rouges qui grattent, au niveau des doigts et des articulations, qui peuvent se propager au corps entier... et à ses proches. La gale fait des émules dans les établissements scolaires de la Broye, entre Vaud et Fribourg, en ce mois de juin.

Ce mardi 23 juin, même si la vigilance reste de mise, le canton de Vaud tient à rassurer la population. Malgré un nombre important de cas de suspicion de gale depuis plusieurs semaines, la très grande majorité des inquiétudes ne sont pas confirmée après un examen médical complet. «Actuellement, dans les régions touchées, moins de 2% des personnes consultant pour des démangeaisons et des problèmes de peau présentent effectivement une gale», écrivent les autorités cantonales dans un communiqué.

En période estivale, plusieurs affections de la peau peuvent provoquer des démangeaisons ou des rougeurs et être confondues avec la gale: piqûres de moustiques, boutons de chaleur, eczéma de contact provoqué par exemple par le chlore de la piscine ou une crème solaire, urticaire allergique, etc. Pour différencier ces diagnostics, un examen médical est nécessaire, et une photo ou un appel téléphonique ne suffisent pas, rappelle le Canton.

Des enfants isolés à Fribourg

Côté fribourgeois, à l'école de Grolley, après une série de quatre cas, tous les enfants d'une des classes ont été menés à prendre un traitement préventif et à s'isoler, a rapporté «Frapp» le mercredi 17 juin. Le médecin cantonal Thomas Plattner explique au média régional que cette mesure en milieu scolaire est inhabituelle, en raison de l'organisation qu'elle demande et du risque de pénurie de médicaments.

«Le traitement est recommandé pour toutes les personnes infestées ainsi que pour leurs contacts étroits (membres d’un même foyer, personnes partageant une même chambre ou un espace restreint — par exemple en foyer ou en caserne —, partenaires sexuels, etc.)», précise le site du médecin cantonal fribourgeois. Entre les élèves, les contacts étaient suffisamment «étroits et prolongés» pour agir.

Après 24 heures d'isolement, les enfants ont pu retrouver leur classe. «Une simple poignée de main ne suffit pas à transmettre la gale, rassurent les services du médecin cantonal. Bien que désagréable, cette affection n’est pas dangereuse et peut être traitée efficacement par des médicaments.»

Des centaines de cas

Début juin, l'Etat indiquait que «plusieurs situations de gale touchant des familles, des écoles, des crèches et des institutions spécialisées» avaient été rapportées au Service du médecin cantonal (SMC). 10 jours plus tard, ce serait «plus d'une centaine de cas», rapporte Frapp.

Mis à part certains parents d'élèves, cette recrudescence ne crée pas d'inquiétude particulière des services de l'Etat. Un traitement pris en charge par l'assurance existe. Principale galère? La nécessité de traiter «tous les vêtements, sous-vêtements, draps et articles de literie employés depuis une semaine par les personnes qui ont reçu le médicament».

Ceci en les lavant à 60°C lorsque c'est possible ou de les placer dans un sac plastique fermé pendant 3 à 7 jours avant de les laver à 30°C ou 40°C. Pour les textiles qui ne peuvent être nettoyés (matelas, oreillers, couettes, canapés, sièges de voitures, poussettes, chaussures ou textiles non lavables), les options sont les suivantes: congeler ce qui peut l'être ou sprayer un anti-acarien avant d'aérer.

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