Une perquisition a été menée mi-mai au Grand Théâtre de Genève, dans le cadre de l’enquête sur la caméra cachée découverte dans la douche des placeuses et des techniciennes en mars 2025, révèle la «Tribune de Genève» ce jeudi. Le quotidien genevois évoque également l'interpellation d'un employé avant qu'il ne soit relâché. De son côté, le Ministère public confirme une perquisition mais pas l'interpellation.
Le jour de l'opération, le Grand Théâtre a informé ses employés par mail et appelé à éviter les rumeurs et les spéculations pour contrer «toute interférence avec la procédure en cours», cite la «Tribune de Genève».
Malgré les mesures prises, comme des contrôles renforcés et des formations, les employées victimes de l'affaire se disent frustrées de l'attitude de la direction. Certaines d'entre elles n’ont toujours pas été reçues par la direction. Cette dernière refuserait d'ailleurs de constituer un groupe de travail dédié en collaboration avec le personnel directement concerné.
En septembre dernier, le Collectif de la Grève féministe dénonçait déjà le manque de réaction du Grand Théâtre dans cette affaire, demandant un soutien pour les femmes lésées et filmées à leur insu, une prise en charge «intégrale et sans avance de frais» des démarches juridiques enclenchées, un congé spécifique rémunéré pour effectuer ces démarches et une prolongation du soutien psychologique jusqu'à l'issue des enquêtes. Le collectif exigeait également des excuses publiques de la part du Grand Théâtre.