La coalition No G7 France n'a pas pris de décision sur l'organisation à Annemasse (F) d'une éventuelle manifestation en marge du sommet d'Evian. Elle attend de connaître les contours exacts du rassemblement en cours de négociation à Genève le 14 juin. La situation devrait s'éclaircir d'ici mercredi prochain, étant donné qu'une rencontre entre la coalition No G7 et les autorités cantonales est agendée mardi soir. En attendant, c'est le statu quo côté français.
A ce stade, «nous soutenons le principe de la libre circulation aux frontières», a relevé vendredi une représentante de No G7 France lors d'une conférence de presse organisée dans le parc Fantasia à Annemasse (F). Il n'y a pas d'appel à manifester. La réflexion est toujours en cours, selon la coalition française, qui n'exclut pas des rassemblements spontanés.
«Décision difficile»
Le collectif est revenu en détail sur les raisons qui l'ont contraint à renoncer à l'organisation d'un contre-sommet. «Une décision difficile», mais en aucun cas dictée par la peur. «Nous ne sommes pas irresponsables», ont affirmé les représentants de No G7.
Malgré les besoins exprimés depuis des mois, la concertation engagée n'a pas permis d'aboutir à des conditions d'organisation adéquate, estime le collectif. Le parc Fantasia, proposé à la dernière minute, n'était pas adapté à ce contre-sommet, notamment en raison de la petite rue qui le borde, et de la proximité avec la voie ferrée, selon la coalition.
«On refuse d'être des pions et de se faire balader des deux côtés de la frontière», ont insisté plusieurs intervenants. «Nous ne sommes pas non plus responsables des colères légitimes, conséquences directes des politiques mortifères des membres du G7», a relevé une représentante de la coalition.