Un «ultimatum» aux autorités
La coalition No G7 lance un appel pour héberger les militants

La coalition No G7 dénonce l'absence de structures pour héberger des centaines de militants arrivant à Genève ce vendredi. Elle appelle les autorités et privés à fournir des terrains avant la manifestation prévue dimanche.
Une membre de coalition NoG7, Alice lefrancois, le 4 juin 2026 à Genève.
Photo: KEYSTONE
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ATS Agence télégraphique suisse

La coalition No G7 fustige le manque d'infrastructure pour héberger les militants qui arrivent dès vendredi à Genève pour l'ouverture du contre-sommet et la grande manifestation de dimanche. Ils appellent les privés à mettre des terrains à disposition pour du camping et interpellent les autorités.

«La situation est très préoccupante pour plusieurs centaines de personnes qui vont arriver», a indiqué devant la presse Vincent Bircher, membre de No G7. Plusieurs lieux ont été trouvés dans la campagne, mais cela ne suffira pas, selon la coalition, qui ne veut pas divulguer leur localisation exacte.

No G7 craint que les militants ne soient contraints de dormir dans des parcs, ce qui en ferait des cibles de la répression policière. Dès le début des discussions avec les autorités il y a plusieurs mois, un lieu d'hébergement a été sollicité, en vain, a rappelé la coalition.

Une proposition «sabotée»

Elle lance vendredi «un ultimatum» aux autorités pour avoir un lieu d'hébergement et «trouver une solution à la pagaille» qu'elles ont elles-mêmes créée. Dans le cas contraire, «on prendra les dispositions qui s'imposent», avertit No G7, sans préciser la nature de ces dispositions.

Un terrain privé avait été évoqué en début de semaine pour accueillir les manifestants autour d'une ferme à Meinier. Mais cette proposition, qui a été «sabotée» par un déferlement de messages en ligne et verbaux agressifs, selon le collectif, n'a finalement pas été concrétisée.

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