Le mécontentement gronde
Les restaurateurs genevois réclament des aides avant le G7

La SCRHG critique l'inaction du Conseil d'Etat face aux impacts du sommet du G7 à Evian en juin. Elle réclame un mécanisme d'indemnisation rapide et dénonce l'absence de soutien concret pour les entreprises genevoises.
Les restaurateurs genevois demandent des aides avant le sommet du G7.
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ATS Agence télégraphique suisse

La Société des cafetiers, restaurateurs et hôteliers genevois (SCRHG) déplore l'absence de mesures de soutien concrètes du Conseil d'Etat en lien avec le sommet du G7 d'Evian (F). Elle demande un système d'indemnisation sans délai.

Fin avril, la faîtière locale avait écrit à la conseillère d'Etat Carole-Anne Kast avec une liste de revendications. Elle demandait l'interdiction de toute manifestation, de même qu'un mécanisme d'indemnisation pour tout dommage matériel ou perte d'exploitation en lien avec les mesures sécuritaires ou les troubles à l'ordre public.

Mercredi, elle a regretté de ne pas avoir reçu de réponse. Devant la presse le même jour, le Conseil d'Etat a annoncé examiner un mécanisme en cas de déprédation. Celui-ci «ne se substituera pas aux assurances», a précisé le président du gouvernement Thierry Apothéloz.

Autre revendication

Et pas question de dédommager une perte de chiffre d'affaires ou les coûts des palissades de protection des entreprises. «Inacceptable», selon la SCRHG. Elle fait remarquer que la plupart des polices d'assurance privées ne couvrent pas les effets d'émeutes ou de troubles à l'ordre public.

La faîtière salue en revanche la résolution votée fin mars par le Grand Conseil demandant un mécanisme de prévention et d'indemnisation face aux déprédations.

Autre revendication, la fermeture de dizaines de douanes et les contrôles renforcés aux sept points de passage autorisés fait redouter une perte d'activité et des difficultés d'organisation. La SCRHG demande, pour la période du G7 qui a lui lieu du 15 au 17 juin, la possibilité de recourir à la réduction horaire de travail (RHT) pour les employés ne pouvant se rendre sur leur lieu de travail ou télétravailler.

Le contexte économique actuel est déjà difficile, selon elle. Le Canton rétorque que l'accès sera plus ardu, mais ne sera pas restreint.

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