La police genevoise constate des tentatives de commandes de boules de pétanque avant le G7
Alors que le sommet du G7 approche, la police genevoise a relevé des tentatives de commandes de boules de pétanque, rapporte la RTS ce vendredi 12 juin.
En renforçant les contrôles aux frontières et sur Internet, les forces de l'ordre ont détecté des commandes suspectes, explique le porte-parole de la police cantonale genevoise, Alexandre Brahier.
No G7 veut faire «un contre-sommet magnifique»
Alors que les dirigeants des sept puissances du monde se retrouveront dès lundi à Evian-les-Bains (F), Genève devient l'épicentre de la contestation lémanique. Le contre-sommet, mené par soixante organisations, a été lancé vendredi soir.
«On est là!» a martelé Françoise Nyffeler, de la coalition No G7, galvanisant une salle du Faubourg quasiment pleine. La militante féministe est revenue sur les «très graves entraves au droit de manifester», «la propagande criminalisante des syndicats patronaux, du PLR et de l'UDC» et l'absence de soutien des magistrats de gauche, promettant que «certaines choses se régleront après.»
Après plus six mois de travail, «ce qui compte pour le moment est de faire un contre-sommet magnifique», a-t-elle poursuivi. Dix-huit tables rondes sont au programme jusqu'à samedi soir dans différents lieux de la ville, la coalition n'ayant pas reçu l'autorisation d'installer un village militant dans un parc de la Ville de Genève.
«Prédateurs du G7»
L'objectif de ces rencontres internationales est de «construire la résistance et discuter du monde dont nous voulons», a souligné Françoise Nyffeler. Et de dénoncer la «dérive fasciste qui menace toute l'Europe», l'impérialisme, le masculinisme ou encore les politiques destructrices des «prédateurs du G7».
La coalition No G7 sera dans la rue dimanche, journée de la grève féministe, lors d'une manifestation qu'elle espère «immense». Les contrôles renforcés à la frontière risquent toutefois de limiter le nombre de personnes venant de l'étranger. Les participants sont invités à se rassembler dès 14h00 au parc de La Perle du Lac. Le cortège partira à 15h15 et fera une boucle sur la rive gauche de la rade.
Source: ATS
Nasse à Bel-Air, puis plus rien
Une vingtaine de manifestants se sont retrouvés coincés dans une ruelle donnant d'une part sur la rue du Rhône et de l'autre sur la rue de la Confédération. Bloqués des deux côtés par des agents de police et des fourgons, ils ont parlementé un moment avant de se disperser.
Des rumeurs d'un retour plus tard ce soir circulent.
Jeu du chat et de la souris entre activistes et police à Genève
Des activistes anti-G7 ont joué au chat et à la souris avec la police vendredi soir à Genève. Une vingtaine d'entre eux ont été interpellés après avoir été pris dans une nasse.
«Libérez-nous», scandaient ces manifestants. Auparavant, ils étaient entre 100 et 150 à s'être rassemblés sur la Place des Grottes pour une «Critical mass» à vélo.
Mais la police quadrillait le quartier et a contrôlé les identités de tous les cyclistes qui sortaient du périmètre. L'objectif des participants était toutefois de se disperser avant de se regrouper pour franchir le pont du Mont-Blanc et déambuler dans les rues basses.
«Libérez la Palestine»
Des parties de la ville que les manifestants auraient souhaité passer dimanche lors de la grande manifestation contre le G7 d'Evian. Une quarantaine de cyclistes ont ralenti le trafic, roulant devant des enseignes de luxe désormais barricadées. «No No No G7» et «Libérez la Palestine», criaient-ils.
Une vingtaine d'activistes ont été pris en tenaille. Après une trentaine de minutes, la police leur a signifié qu'ils allaient être interpellés et leur identité a été contrôlée.
Pour mémoire, le Conseil d'Etat genevois n'a autorisé que la grande manifestation de dimanche, sur la rive droite, pendant la période liée au G7. Tout autre cortège qui n'était pas dûment validé avant le 3 juin, y compris la «Critical mass» de vendredi soir, était banni.
Source: ATS
Les sauveteurs du lac se tiennent prêts
Sur le lac, de part et d'autre du pont, les mouettes continuent de circuler mais les sauveteurs du Service Incendie et secours (SIS) se tiennent prêts.
Sur la terre ferme, des sauveteurs enfilent des combinaisons. Sur le pont, hormis des promeneurs et trois touristes, il n'y a personne.
Un cycliste plaqué au sol aux Grottes
Comme le rapporte Watson, sur la place des Grottes, un cycliste a essayé de franchir un barrage policier avant d’être maîtrisé par les forces de l’ordre. Quelques minutes plus tard, les manifestants se sont dispersés dans le calme.
Tensions sur le pont du Mont-Blanc
Difficile de comprendre ce qu'il se passe à cette critical mass. Les cyclistes ont quitté la place des Grottes, direction le pont du Mont-Blanc, selon le mot qui se propage. Le pont a été et est encore sujet à de vives tensions entre manifestants et Etat de Genève.
Le cortège est prêt au départ
A l'approche de la place des Grottes, d’où partira la critical mass spéciale No-G7, des agents de police contrôlent nos cartes d'identité et nous demandent si nous venons participer à la manifestation.
L'échange est poli. Mais intriguant puisque la ministre genevoise de la sécurité, Carole-Anne Kast, avait assuré que l'événement ne serait pas encadré. D'ordinaire, la critical mass, manifestation ecolo à vélo, n'est jamais autorisée mais tolérée et des agents de police suivent le cortège, notamment dans le but d'assurer la sécurité routière.
Sur la place des Grottes, des dizaines de participants discutent. Le cortège n'est pas encore parti.
Hélicoptères et police bernoise dans les rues
Des hélicoptères noirs survolent Genève depuis la fin d'après-midi vendredi 12 mai. Sur le pont Sous-Terre, à la Jonction, au moins quatre camions de police bernois circulaient en direction du centre ville.
Les militantes féministes ouvriront le cortège NoG7 du 14 juin
En 2026, la majorité des événements de l'été semblent se concentrer sur le dimanche 14 juin. Cet incongru hasard calendaire superpose en effet le sommet du G7, l'annuelle grève féministe suisse, ainsi que les votations fédérales (sans oublier l'anniversaire d'un certain Donald Trump, qui tombe également ce jour-là).
Pour tourner cette coïncidence à l'avantage de leur cause, les différents collectifs féministes ont convenu, ce printemps, de combiner leur mobilisation avec le large mouvement NoG7, qui promet de paralyser Genève. Les militantes devraient même prendre la tête du cortège, aux côté de du comité NoG7, fusionnant leurs revendications avec celles des détraqueurs du sommet d'Evian. Or, un cortège féministe plus «traditionnel» est également prévu à Lausanne, le samedi 13 juin.
Avec plusieurs mobilisations majeures prévues en même temps, le week-end s’annonce chargé et les messages risquent de se brouiller. D'après la RTS, les syndicats craignent même de voir le G7 éclipser les autres causes, comme les droits des femmes ou l'initiative sur la Suisse à dix millions, qui sera votée ce dimanche.