Impôts des frontaliers
Genève va dédommager la France de 411 millions, un record

Le Conseil d'Etat genevois annonce une rétrocession record de 411 millions de francs à la France pour 2026. Cette somme provient des impôts à la source prélevés sur les frontaliers travaillant dans le canton.
Carole-Anne Kast, conseillère d'Etat genevoise, le 3 juin 2026 à Genève
Photo: KEYSTONE
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ATS Agence télégraphique suisse

Genève verse 411 millions de francs à la France au titre de compensation financière pour 2026, contre 396 millions en 2025. Cette somme provient de l'impôt à la source perçu sur les salaires des frontaliers travaillant dans le canton.

Cet impôt à la source a dépassé 1,27 milliard de francs, a indiqué mercredi le Conseil d'Etat. Après la rétrocession, plus de 715 millions restent acquis en faveur du canton et des communes.

Basée sur l'accord de 1973 entre la Suisse et la France, cette restitution permet de compenser les charges publiques liées aux habitants de l'Ain et de la Haute-Savoie qui travaillent et sont imposés à Genève en finançant des projets d'infrastructures d'importance régionale. En 2025, il s'agissait notamment d'opérations liées à la mobilité, à l'enseignement et à la gestion des eaux.

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