La liste d'entente bourgeoise a reconquis un deuxième siège lors des élections communales dimanche à Fribourg. Les centristes Simon Murith et Isabelle Sob siégeront à l'exécutif, qui reste toutefois à gauche. Pierre-Olivier Nobs (Centre gauche) n'est pas réélu.
Le centre-droit a donc gagné son pari dans le chef-lieu cantonal, pari qui visait à rééquilibrer les forces. Il regagne ainsi le siège perdu il y a cinq par le PLR, au moment du départ d'Antoinette de Weck, un résultat qui avait permis alors à la gauche de détenir quatre des cinq fauteuils du Conseil communal.
Simon Murith arrive en tête avec 3919 voix. Il devance le sortant PS Elias Moussa (3838), sa collègue de parti Isabelle Sob (3631), la socialiste Marine Jordan (3415) et la sortante verte Mirjam Ballmer (2722). Pierre-Olivier Nobs, conseiller communal depuis dix ans et qui incarnait le 30 km/h, mord la poussière, avec 2043 voix.
Majorité de femmes
La liste bourgeoise comprenait deux centristes, deux PLR et un UDC, avec les finances publiques et la mobilité comme priorités affichées. L'entente n'a pas manqué de saluer un succès qui doit lui permettre de «confirmer sa place comme force politique centrale dans la gouvernance de la ville», a-t-elle relevé dans un communiqué.
«Le résultat traduit la confiance accordée à une approche fondée sur la responsabilité financière, la cohérence des décisions publiques et une méthode de travail respectueuse de toutes celles et tous ceux qui font vivre Fribourg». Avec Mirjam Ballmer, Marine Jordan et Isabelle Sob, le Conseil communal comptera une majorité de femmes.
Pour rappel, le syndic Thierry Steiert (PS), après 10 ans dans la fonction et 15 ans au sein de l'exécutif, et le vice-syndic Laurent Dietrich (Le Centre) ne se représentaient pas. Le poste de syndic devrait revenir à Elias Moussa, 41 ans, également député, lui qui siège au Conseil communal depuis juillet 2023.
Centre gagnant à Bulle
Dans la deuxième ville du canton, Bulle, le PLR a perdu son troisième siège au profit du Centre. Le dénouement était attendu dans le chef-lieu gruérien après le départ du syndic Jacques Morand, 63 ans. Les centristes ont ainsi réussi à placer Maxime Pasquier aux côtés de Marie-France Roth Pasquier, aussi conseillère nationale.
Le Parti socialiste demeure la première force en termes de suffrages (28%) et maintient ses trois sièges sur les neuf que compte le Conseil communal bullois, un nombre qui pourrait diminuer à partir de 2031 avec la rediscussion de la professionnalisation de l'exécutif. Les Vert-e-s et l'UDC conservent chacun leur fauteuil.
Villars-sur-Glâne
Troisième commune fribourgeois, Villars-sur-Glâne a connu un changement de majorité. La liste de centre-droit Villars 2030 a piqué un siège au PS. Ce qui signifie que le syndic vert Bruno Marmier, président du Grand Conseil en 2026, devrait passer la main, même si le Conseil général reste à 25 sièges pour chaque camp.
A Romont, le syndic sortant PLR Jean-Claude Cornu, 69 ans, conseiller aux Etats de 1999 à 2003, a sauvé son siège, tout en étant le moins bien élu de l'union de centre-droit. Dans le chef-lieu glânois le passage de neuf à sept du Conseil communal a par ailleurs été fatal à l'UDC.
Une veste à Estavayer
Dans le district de la Broye, la commune d'Estavayer, où l'effectif de l'exécutif passait également de neuf à sept, a enregistré un petit coup de tonnerre avec la non-réélection du syndic sortant Eric Chassot. Les tensions constatées durant la législature écoulée auront scellé le sort de l'élu centriste.
Les résultats pour les Conseils généraux n'étaient globalement pas encore connus dimanche en milieu de soirée. Cependant, il faut savoir que beaucoup de communes fribourgeoises, en dehors des entités les plus peuplées, fonctionnent sous le régime des assemblées communales pour le législatif.