L'Hérémensarde Canaille a été sacrée reine des reines au terme de la Finale nationale des combats de vaches de la race d'Hérens dimanche à Sion. Elle a terrassé, lors d'un combat expéditif, sa dernière rivale Megane dans l'arène de Pra Bardy.
Favorite pour remporter la sonnette en tant que reine de 1ère catégorie, Canaille (née en octobre 2018) a justifié son statut. La star des frères Dayer et famille à Hérémence (VS) n'a pas laissé le loisir à Megane, de Vissoie, reine de 2e catégorie, d'entretenir le suspense. Elle succède au palmarès à Nubie. Plus de 12'000 spectateurs se sont pressés sur le site.
Point culminant de la saison des combats, cette manifestation a une nouvelle fois mis en lumière l’attachement des éleveurs, des familles et du public à la race d’Hérens et à ses valeurs. Durant deux journées, les meilleures combattantes qualifiées dans les différentes régions se sont affrontées dans des combats empreints de respect du bétail, de passion et d’émotions, ajoutent-ils.
Bien plus qu’une compétition, la Finale nationale demeure un moment de rassemblement populaire et intergénérationnel où se rencontrent tradition, élevage de montagne et identité valaisanne. Les conditions météorologiques favorables et l’excellente ambiance qui a régné tout au long du week-end ont contribué au succès de cette édition 2026, écrivent encore les organisateurs, cette année les sept syndicats d'élevage du Haut-Valais.
Ceux-ci se sont déclarés particulièrement satisfaits de la fréquentation et du déroulement des combats. Par la voix de leur président Aron Pfammatter, ils ont rappelé le rôle symbolique de la race d’Hérens dans le patrimoine vivant du canton. Race emblématique des Alpes, l’Hérens incarne depuis des générations le courage, le tempérament et la fierté des régions de montagne.
Nouvelle arène
L’organisation de cette édition 2026 était le fruit d’une collaboration entre les sept syndicats d’élevage de la race d’Hérens du Haut-Valais. L'objectif, à long terme, est de soutenir la construction d’une nouvelle arène dans le Haut-Valais, en l'occurrence à Tourtemagne.
Le nouvel écrin doit être prêt pour la Finale nationale de 2028. La bourgeoisie du lieu, propriétaire du terrain, a tout récemment donné son feu vert au projet et une association ad hoc vient de voir le jour. Il s'agira de créer un projet fédérateur pour tout le Valais et de pérenniser la Finale nationale et la tradition qui l'accompagne.
Le Haut-Valais est resté bredouille cette année au niveau des résultats. Outre les deux finalistes, d'Hérémence et Vissoie, les reines de 2e catégorie - Fuego, de Stéphane et Guillaume Darioly, à Martigny – et de la catégorie primipares – Saphir, de Moulin-Roduit, à Leytron, sont toutes du Valais central ou du Bas-Valais.