Drame de Crans-Montana
Une cadre de l'Etat du Valais attend toujours de savoir si elle sera inculpée

Depuis le drame de Crans-Montana, aucun représentant du Canton du Valais n'a été inculpé. Marie-Claude Noth-Ecoeur affirme croire en l'impartialité de la justice et continue de travailler pour la sécurité des Valaisans.
Depuis le drame de Crans-Montana, aucun représentant du Canton du Valais n'a été inculpé.
Photo: keystone-sda.ch
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ATS Agence télégraphique suisse

Depuis le drame de Crans-Montana, quinze personnes ont été inculpées. Une liste dans laquelle ne figure aucun représentant du Canton du Valais. Cheffe de Service de la sécurité civile et militaire, Marie-Claude Noth-Ecoeur dit croire en l'impartialité de la justice.

«L'enquête en cours m’affecte humainement et personnellement», avoue Marie-Claude Noth-Ecoeur, interrogée par Keystone-ATS. «Lorsque l’on exerce des responsabilités dans le domaine de la sécurité et des secours, on porte chaque événement avec beaucoup d’implication et de sérieux. Je reste toutefois persuadée que la justice fera son travail avec impartialité et dans le respect des faits.»

«Je me dois de continuer à avancer avec l’ensemble des équipes engagées sur le terrain», poursuit l'ancienne cheffe de service de la Ville de Monthey. «Notre mission reste essentielle: assurer, chaque jour, la sécurité de la population valaisanne, avec professionnalisme, engagement et humanité.»

5% de situations problématiques

Depuis début janvier, des contrôles périodiques d'établissements publics ont eu lieu en Valais. «Sur 1704 dossiers d’inspection reçus au premier semestre 2026, moins de 5% ont révélé des défauts pour lesquels la sécurité des personnes n’était pas garantie et pour lesquels une intervention de la part de l’Office cantonal du feu (OCF) était nécessaire», dévoile Marie-Claude Ecoeur, qui se veut rassurante.

«Nous constatons que les propriétaires de bâtiments publics font aujourd’hui souvent appel à un expert externe en protection incendie pour établir un concept de protection incendie, afin de réaliser les travaux nécessaires (ndlr: en matière de portes, signalisations et sorties de secours)», explique-t-elle. «En ce qui concerne les portes qui s’ouvrent dans le mauvais sens, c’est l’ensemble des défauts qui est déterminant, et l’appréciation ne peut se limiter à une seule porte.»

Trois à six mois de délais

«Lors du traitement de la majorité des dossiers, des remarques ont porté sur le dégagement et l’aménagement des voies d’évacuation (marquage des voies d’évacuation, matériels combustibles dans les voies d’évacuation, restriction des largeurs de passage, éclairage de secours, etc.)», dévoile la cheffe de Service. «Conformément aux listes de priorités de l’OCF, les propriétaires disposent, après réception du rapport de contrôle, d’un délai de 3 à 6 mois pour exécuter les travaux correspondants.»

«Les normes AEAI précisent les responsabilités des propriétaires, respectivement des exploitants, qui doivent veiller à garantir la sécurité de personnes et des biens», rappelle Marie-Claude Noth-Ecoeur.

Quid d'un futur ECA valaisan?

Depuis le drame du 1er janvier, le débat autour de la création d'un établissement cantonal d'assurances (ECA) refait surface. En mars, le Parlement a accepté un postulat, en ce sens. «Une analyse est actuellement en cours au sein de l'Etat du Valais concernant une possible création d'un ECA», conclut-elle.

Selon les bases légales cantonales en vigueur, les communes sont responsables, en Valais, de la mise en œuvre des mesures relevant de la police du feu, L’ordonnance cantonale sur les mesures de prévention des incendies, actuellement en révision et dont l’entrée en vigueur est prévue cet automne, devrait donner aux communes un instrument leur permettant de renforcer la réalisation des contrôles périodiques.

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