La France vient de sauter le pas
La Suisse envisage à son tour de restreindre les réseaux sociaux aux mineurs

Environ 80% des Suisses souhaitent voir des réseaux sociaux moins accessibles aux mineurs. Le Conseil fédéral prépare un rapport pour 2027, alors que d'autres pays ont déjà sauté le pas.
Après la France, la Suisse va-t-elle également sauter le pas?
Photo: Keystone
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ATS Agence télégraphique suisse

Alors que plusieurs pays ont déjà instauré des restrictions, voire interdit l’accès des mineurs aux réseaux sociaux, le débat gagne également la Suisse. Le Conseil fédéral doit présenter un rapport sur la question d’ici à l’année prochaine.

Le Conseil des Etats avait demandé cette étude en mars 2025 dans le cadre d’un postulat. Celui-ci charge le Conseil fédéral d’examiner si une interdiction d’accès à des plateformes telles que TikTok et Instagram pour les moins de 16 ans peut contribuer à mieux protéger la jeunesse, en préservant les enfants et les adolescents des effets néfastes des réseaux sociaux.

Les conseillères aux Etats Maya Graf (Les Vert-e-s/BL) et Céline Vara (Les Vert-e-s/NE) avaient justifié leur intervention en invoquant l’interdiction, en vigueur en Australie, de l’accès à des plateformes comme TikTok et Instagram pour les moins de 16 ans. Selon elles, il est nécessaire de se pencher sur la réglementation des réseaux sociaux, estimant qu’il y a un besoin urgent d’agir.

Accueil favorable

Des interdictions ou des restrictions concernant l’utilisation des smartphones, à l’école en particulier, existent déjà dans plusieurs pays, notamment en Italie, en France, en Grèce et aux Pays-Bas. De nombreuses écoles suisses appliquent également des interdictions d’utilisation des téléphones portables, qui sont confisqués pendant les cours.

Selon une étude publiée par les journaux Tamedia, environ quatre personnes sur cinq en Suisse se disent actuellement favorables à des mesures telles qu’une interdiction des téléphones portables à l’école ainsi qu’une interdiction des réseaux sociaux. En septembre 2025, l’association à but non lucratif NextGen4Impact avait remis au Conseil fédéral une pétition munie de 60'000 signatures demandant que les plateformes de réseaux sociaux ne soient plus accessibles aux enfants et aux adolescents de moins de 16 ans.

Les conseillers fédéraux Elisabeth Baume-Schneider et Albert Rösti, responsables respectivement de la santé et des médias, ont récemment fait part de leur compréhension à l’égard de cette demande visant à renforcer la protection des mineurs. Le Conseil fédéral est à l’œuvre. Outre le rapport en réponse au postulat, il entend également tenir compte de ces demandes dans le projet de loi sur la réglementation des plateformes.

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