Un adolescent a renoncé au procès très attendu qui devait l'opposer, à partir de lundi à Los Angeles, à Meta, accusé d'avoir contribué à ses troubles psychologiques, ont indiqué mercredi ses avocats à l'AFP.
Il devait s'agir d'un second procès test après la condamnation devant la même juridiction, en mars, de Meta et Google, à verser un total de six millions de dollars à une jeune femme de 20 ans pour des faits similaires.
Meta a assuré ne pas avoir conclu d'accord avec R.K.C., l'adolescent désigné par ses initiales. «Les allégations (visant Meta) n'ont jamais été recevables et ce dénouement montre que nous ne renoncerons pas à nous défendre contre des procédures sans fondement», a indiqué un porte-parole.
Quatre sociétés étaient mises en cause à l'origine de cette procédure: Meta (Facebook et Instagram), Snap (Snapchat), Google (YouTube) et TikTok. Les deux dernières avaient déjà fait état d'un accord avec R.K.C. voici plusieurs semaines, et n'étaient donc plus parties à la procédure.
«Un procès éprouvant»
Plusieurs médias américains avaient raporté lundi que Snap, maison mère du réseau social Snapchat, s'était entendue avec l'adolescent. Dans sa déclaration de mercredi, Meta a expliqué être le dernier mis en cause du dossier, confirmant implicitement l'accord passé par Snap.
«A la lumière du succès global de la procédure», qui a abouti à trois accords amiables, «et de son inquiétude à l'idée d'endurer un procès éprouvant de plusieurs semaines, (l'adolescent) a choisi de renoncer à ses demandes contre Meta», ont expliqué Emily Jeffcott et Rahul Ravipudi, ses avocats.
R.K.C. affirmait que des années d'usage compulsif des réseaux sociaux avaient contribué à de graves troubles psychologiques, principalement anxiété, dépression et idées suicidaires, pour lesquels il est toujours suivi. Ces deux premiers dossiers étaient considérés comme déterminants pour l'avenir de centaines d'autres procédures similaires, susceptibles de coûter aux entreprises concernées des sommes considérables.