L'arc lémanique sous cloche
Cet été 2026 éclipse totalement les records de 2003

L'été 2026 bat tous les records: la Suisse connaît son année la plus chaude depuis le début des relevés en 1864, selon Meteo News. Genève et Sion ont enregistré 15 jours consécutifs au-dessus de 30°C – un record historique.
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L'été 2026 se démarque clairement.
Photo: Meteo Suisse
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Luisa Gambaro et Janine Enderli

La Suisse a connu plusieurs vagues de chaleur intenses cette année. Les médias ont souvent fait le parallèle avec l'été record de 2003 et le constat est clair: à ce jour, les températures de l'été 2026 ont surpassé celles de 2003, annonce Meteo News ce mercredi 12 août. «Cet été est sans précédent», déclarent les météorologues. Voici un petit tour d'horizon des records à travers la Suisse romande.

De façon générale, l'été 2026 a été de 0,7 degré plus chaud que l'été 2003, qui était jusqu'à présent l'été le plus chaud depuis le début des relevés en 1864. C’est la persistance de la chaleur qui impressionne le plus. A Genève et Sion, le thermomètre a dépassé la barre des 30°C pendant 15 jours d'affilée, une série record qui dépasse les plus longues vagues de chaleur de 2003.

Au total, Sion comptabilise déjà 46 journées tropicales avec une température égalant ou dépassant les 30°C, loin devant le bilan de 41 jours en 2003. La capitale valaisanne égale même son total de 2003 avec 9 journées de très forte chaleur au-delà des 35°C, atteignant un pic maximal à 36,8°C. Du côté de Genève, le bilan est tout aussi lourd avec 43 journées tropicales et 10 jours au-dessus de 35°C, avec une pointe enregistrée à 37,4°C. 

Nuits étouffantes sur l'Arc lémanique

Si le Valais n'a enregistré aucune nuit tropicale, notamment à Sion où les températures retombent le soir, les habitants du bord du Léman ont particulièrement souffert du manque de fraîcheur nocturne. L'effet régulateur du lac, combiné aux masses d'air chaud, a maintenu des températures nocturnes au-dessus de 20°C pendant des semaines. A ce jour, Vevey enregistre 41 nuits tropicales et Lausanne-Pully en comptabilise 34 contre seulement 20 lors de l'été 2003. 

Le canton de Neuchâtel n'a pas été épargné par ces fortes chaleurs. La région affiche même un écart thermique spectaculaire de +4,4°C par rapport aux normales saisonnières (1991-2020). Au total, la ville de Neuchâtel a franchi la barre des 30°C à 45 reprises au cours de l'été, enregistrant également 12 journées de chaleur extrême au-dessus de 35°C. 

Plus au nord, l'Arc jurassien a lui aussi subi la pression de ce dôme de chaleur. A Delémont, le thermomètre a grimpé bien au-delà des moyennes habituelles, enregistrant un excédent de +3,8°C sur l'ensemble de la période estivale. Une surchauffe qui confirme que l'ensemble du relief romand, du Plateau jusqu'aux vallées jurassiennes, a basculé dans un régime climatique inédit.

Le canton de Fribourg hors radar

A noter que le canton de Fribourg reste absent de ce bilan, MeteoNews n'ayant pas inclus de station fribourgeoise dans son communiqué.

A noter que le canton de Fribourg reste absent de ce bilan, MeteoNews n'ayant pas inclus de station fribourgeoise dans son communiqué.

Mauvaise nouvelle: cette chaleur accumulée ne devrait pas s'estomper immédiatement. Même si une baisse des températures s’amorce progressivement pour les prochaines semaines, l'été 2026 est d'ores et déjà assuré de monter sur la première marche du podium des étés les plus chauds de l'histoire moderne.


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