La douloureuse peut faire (très) mal
Un élu UDC met en garde contre une arnaque Twint!

Les témoignages concernant des victimes arnaquées via Twint se multiplient. Tal Luder, élu de l'Union démocratique du Centre (UDC) à Montreux, met en garde sur Facebook après avoir lui-même été ciblé par des malandrins.
Tal Luder, président UDC du Conseil communal de Montreux, a, lui aussi, été ciblé par des escrocs qui en voulaient à son compte Twint.
Photo: Keystone/D.R.
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Antoine HürlimannResponsable de l'actualité de L'illustré

Les témoignages angoissants se multiplient, l’heure est plus que jamais à la vigilance. Ce qui cristallise les inquiétudes depuis plusieurs semaines? Des arnaques via la plateforme de paiements Twint. Dernière alerte en date: celle de l’élu de l’Union démocratique du centre (UDC) Tal Luder, président du Conseil communal (législatif) de Montreux.

«Reçu à l’instant par e-mail, écrit-il sur Facebook, ce dimanche 24 mars. Il s’agit évidemment d’une tentative d’escroquerie, ne répondez pas à ce genre de demande! Diffusez ce message afin d’avertir votre entourage.» Le consultant en informatique à la ville partage une capture d’écran d’un soi-disant message envoyé par l’app, qui permet de payer ses achats en scannant un code QR. Cette dernière lui demanderait de mettre à jour son profil, en cliquant sur un lien.

Objectif de ce fac-similé envoyé par des malandrins? Prendre les commandes du compte Twint du conseiller communal et aspirer tout son argent. Un coup classique. Le 23 mars, «24 heures» racontait l’histoire d’un couple nord-vaudois. Ce dernier s’est fait hacker puis dérober 4000 francs après avoir voulu vendre des livres pour enfants sur Facebook.

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Une affaire loin d'être isolée. Fin février, le «19h30» de la RTS s’emparait déjà de la problématique, avec un Romand délesté de 2750 francs, là encore par un faux acheteur sur le réseau social de Mark Zuckerberg.

Des centaines de cas

Ce modus operandi a clairement été identifié par les autorités. Les «faux acheteurs phishing» ont engendré 275 signalements rien que dans le canton de Vaud, en 2023. «L’évolution montre qu’à partir de juin, une augmentation significative des cas était recensée, passant de treize à 40 cas en août», relève le grand quotidien vaudois.

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Pour ne pas se faire avoir, la police recommande de «ne jamais transmettre des informations bancaires via un formulaire en ligne ou lors d’une conversation, et de privilégier une rencontre physique pour vendre un article». Elle souligne en outre qu’«aucune entreprise de paiement ne va contacter un client par WhatsApp ou par téléphone pour l’aider à recevoir un paiement».

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