Helvetix Café
Nous sommes des prisonniers numériques: alors on se libère?

Bruno Giussani vient de publier un «Manuel de résistance à l'emprise numérique». Pour notre podcast Helvetix Café, il explique comment se libérer de cette prison de données et d'algorithmes dans laquelle nous sommes enfermés. Des explications à ne pas rater.
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Notre téléphone portable nous espionne et nous ligote. Comment l'éviter?
Photo: AFP
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Richard WerlyJournaliste Blick
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Saviez-vous qu'une charte signée par 118 pays est supposée guider désormais l'utilisation de l'intelligence artificielle à travers le monde? Cette charte est le résultat du récent sommet «AI Impact 2026» à New Delhi (Inde). Ce texte est censé définir une vision commune pour des systèmes d’intelligence artificielle «collaboratifs, fiables, résilients et efficaces». En somme, une «IA pour tous», fondée sur l’équité, l’accès et la coopération mondiale. Mais qui peut y croire quand les Etats-Unis continuent de rejeter une gouvernance mondiale de l'intelligence artificielle? Qui peut y croire lorsque l'envoyé américain Michael Kratsios plaide pour un développement sans bureaucratie et critique une approche axée sur la sécurité?

Bruno Giussani nous a régalés, dans un premier épisode d'Helvetix Café consacré à l'emprise numérique, par sa connaissance des enjeux géopolitiques en matière de données et d'algorithmes. Nous voici maintenant assis de nouveau ensemble, au comptoir du café le plus suisse de Paris, pour échanger avec lui sur la riposte numérique. Si nous sommes encerclés, ligotés, asphyxiés et dépendants des géants américains de la tech, comment nous en sortir?

Une alternative est-elle possible?

L'espoir d'une alternative existe pourtant. Au moins sur le papier. A New Delhi, les Etats-Unis (quand même), la Chine, le Royaume-Uni, la Russie, la France, l’Australie, la Belgique, le Bhoutan, le Brésil, le Canada, le Danemark, l’Estonie, l’Ethiopie, le Japon, l’Italie, Israël et l’Irlande… ont tous apposé leur signature au bas de cette charte. Objectif: la démocratisation des ressources en intelligence artificielle afin que les infrastructures, services et technologies de l’IA puissent permettre de partager ses bénéfices à l’échelle de l’humanité. Mais comment s'y prendre pour agir, à notre niveau, pour chacun d'entre nous?

Le géant indien

Organisé en Inde, géant technologique émergent, le sommet India AI a réuni une impressionnante liste de PDG, menée par Sundar Pichai de Google, Sam Altman d’OpenAI, Brad Smith de Microsoft et Dario Amodei d’Anthropic. Ont-ils entendu le message de Bruno Giussani qui, dans un récent entretien au Nouvel Obs, affirme: «Les géants du numérique ont développé une sorte d’impunité, une capacité à surnager au-dessus des règles»? Bienvenue dans le monde de la résistance technologique. En voici le mode d'emploi, au micro de Blick.

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