C'est un lundi pluvieux qui nous attend, amis lecteurs. Pour vous accompagner en ce début de semaine, Blick, avec l'aide de l'ATS, vous propose de découvrir les actualités suisses à ne ne pas manquer en ce 8 juin. On est parti!
Un baigneur porté disparu après un saut dans le Rhône
Un important dispositif de secours a été déployé dimanche en fin de journée sur le Rhône après la disparition d'un jeune baigneur, à Genève. Selon «24 heures», quatre personnes s'étaient jetées à l'eau, mais l'une d'elles n'a pas réussi à regagner la rive. Les recherches mobilisent pompiers, policiers et ambulanciers dans un secteur compris entre le barrage du Seujet et le Pont Sous-Terre. Par mesure de sécurité et pour faciliter les opérations, l'ouvrage hydraulique a été fermé. Les opérations de recherche se poursuivent pour tenter de retrouver le jeune disparu. Les secours rappellent que la baignade en eau vive comporte des risques importants, notamment en raison de la température basse de l’eau et de la force du courant. Ils recommandent de ne jamais nager seul.
Débat décisif sur la relance du nucléaire au Parlement
Le Conseil national entame lundi après-midi le débat sur la levée de l'interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires en Suisse. Le Conseil des Etats s'est déjà prononcé en mars dernier pour le contre-projet indirect à l'initiative «Stop au blackout». La commission du National recommande elle aussi de relancer le nucléaire, mais sa décision a été très serrée, par 13 voix contre 12. Les élus du Centre feront la différence. Le débat est prévu sur deux jours. Verdict mardi.
La venue de Rima Hassan en Suisse toujours sous tension
La venue à Berne de l’eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan, invitée par Carlo Sommaruga, continue de faire polémique. Alors que des élus de droite et d’extrême droite ont saisi le Ministère public de la Confédération et le Conseil fédéral, estimant que certaines de ses prises de position pourraient relever de l’apologie du terrorisme, le MPC confirme au «Courrier» examiner la plainte sans avoir ouvert de procédure. Dans les colonnes du journal, Rima Hassan rejette ces accusations, rappelant qu’en France, treize procédures similaires ont été classées. La rencontre prévue sous la Coupole portera sur la répression des soutiens à la Palestine, la liberté d’expression et le respect du droit international. La Franco-Palestinienne entend également évoquer le traitement des participants à la flottille Global Summud et dénoncer le soutien apporté à Israël. Deux pétitions opposées circulent en Suisse autour de sa venue.
Le foie gras continue de faire débat sous la Coupole
C'est au tour du Conseil des Etats de se pencher lundi sur l'initiative foie gras et son contre-projet indirect. L'initiative veut interdire l'importation de foie gras et de produits à base de foie gras comme le magret ou le confit, aussi pour les particuliers. Ce texte est largement soutenu, surtout en Suisse alémanique. Le National a privilégié d'autres mesures si les importations ne diminuent pas après l'introduction de la déclaration obligatoire. Le contre-projet permet de respecter les accords internationaux signés par la Suisse. Le Conseil des Etats devrait l'approuver, avec quelques précisions.
Un facteur licencié après 42 ans de service à La Poste
Jean-Daniel Taverney, facteur à Vevey de près de 60 ans et 42 ans de service à La Poste, a été licencié avec effet immédiat en février. Il affirme, dans «24 heures» et la «Tribune de Genève», avoir été sanctionné pour avoir refusé d’appliquer strictement certaines consignes, notamment le dépôt des colis dans les halls d’immeuble plutôt que leur livraison aux étages, au nom de la qualité du service et de la sécurité. Le facteur, engagé syndicalement, estime aussi être sanctionné pour son opposition à certaines réorganisations et sa défense du service public. La Poste lui reproche des manquements répétés aux procédures internes malgré plusieurs avertissements, ainsi qu’une attitude jugée non constructive, notamment sur le traitement du courrier B rationalisé. Le syndicat Syndicom conteste le licenciement, le jugeant abusif et disproportionné, et demande sa réintégration, estimant qu’il avait toujours donné satisfaction durant sa carrière. Une réponse de non entrée en matière est arrivée et le service juridique du syndicat étudie la suite à donner.