Le 15 juin, les CFF ont réduit de moitié la vitesse maximale des manœuvres effectuées avec des trains de voyageurs, la faisant passer de 30 km/h à 15 km/h. Dans le cadre d'un essai pilote de quatre mois, la compagnie ferroviaire souhaitait vérifier si cette réduction de la vitesse permettrait, comme espéré, de réduire le nombre de collisions et de quasi-collisions.
Mais après seulement deux semaines, l’essai a déjà été interrompu. Depuis le 1er juillet, la vitesse maximale de 30 est à nouveau en vigueur pour les manœuvres, comme l’a confirmé le porte-parole des CFF, Reto Schärli, à Blick. Les CFF espéraient que cette réduction de moitié de la vitesse permettrait d’améliorer la sécurité.
Cette mesure faisait suite à des incidents survenus récemment lors de manœuvres. Ainsi, une collision entre deux trains à Bâle en octobre 2025 avait causé des dégâts s'élevant à plusieurs millions. En février dernier, deux trains à deux niveaux étaient entrés en collision à Berne.
Conséquences indésirables
Reto Schärli justifie l’abandon rapide de la vitesse maximale de 15 km/h par le fait que celle-ci nuisait à la stabilité de l’exploitation et entraînait des retards en cas d’imprévus. Les conséquences pour l’exploitation et les collaborateurs auraient été «trop importantes».
Reto Schärli souligne que l’objectif reste de renforcer encore la sécurité lors des manœuvres. Pour cela, l’accent sera désormais mis sur d’autres mesures, notamment la formation du personnel ou le recours à de nouvelles technologies.
Le porte-parole des CFF rappelle que les essais pilotes ont pour but de tester de nouvelles approches dans des conditions réelles et d’en tirer des enseignements. Dans ce cas précis, les CFF ont constaté que la réduction de moitié de la vitesse de manœuvre n’avait pas produit l’effet escompté.