Bonne nouvelle pour l'armée
Surprise! Les premiers éléments du Patriot devraient bientôt arriver

La Suisse recevra une première unité du système Patriot en 2027, a confirmé l'ambassadrice américaine. Le ministre Martin Pfister se réjouit d'une avancée cruciale pour la défense aérienne du pays.
La Suisse souhaite combler une lacune dans sa défense aérienne grâce à ce système américain de défense aérienne.
Photo: StockTrek Images via AFP
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ATS Agence télégraphique suisse

Bonne nouvelle pour l'armée. Le ministre de la défense Martin Pfister a annoncé vendredi devant la presse que les premiers éléments du système Patriot arriveraient en 2027. Il en a obtenu confirmation par l'ambassadrice américaine en Suisse.

Concrètement, une unité de feu composée d'un radar, d'un lanceur et des équipements connexes sera livrée d'ici la mi-2027. Cette unité servira surtout à l'instruction du personnel professionnel puis de la troupe. «Comme ça, nous serons opérationnels quand les autres systèmes arrivent en Suisse», a précisé M. Pfister

L'ambassadrice Callista Gingrich a également indiqué que la Suisse pourrait directement acquérir les systèmes auprès du fabricant, sans passer par le gouvernement américain. A condition toutefois que le congrès donne son accord.

La Suisse peut clarifier directement avec le fournisseur «comment, quand et à quelles conditions les autres systèmes seront livrés». Pour le ministre de la défense, il est possible «que ça aille plus vite et que la Suisse obtienne de meilleures conditions que par la voie standard». Le Zougois est toutefois resté prudent, estimant que c'était «encore trop nouveau pour s'avancer».

Le ministre a été «surpris», mais se réjouit de cette bonne nouvelle. Cela permet à la Suisse d'avoir une perspective pour étendre la défense sol-air. Il n'est plus question d'abandonner le système Patriot. L'achat du deuxième système reste d'actualité.

Discussion entre Berne et Washington à Bruxelles

De son côté, le responsable suisse de l'armement, Urs Loher, s'est entretenu avec son homologue américain au sujet de l'acquisition du système Patriot. Cette rencontre a eu lieu jeudi à Bruxelles, en marge d'une réunion du Comité de l'OTAN réunissant les directrices et directeurs nationaux de l'armement.

Au menu des discussions: l'état d'avancement de la redéfinition des priorités concernant les systèmes Patriot, le calendrier associé ainsi que la suite des opérations, a indiqué vendredi une porte-parole de l'Office fédéral de l'armement (armasuisse), à Keystone-ATS.

La Suisse souhaite combler une lacune dans sa défense aérienne grâce à ce système américain de défense aérienne à longue portée déployé au sol. Toutefois, cette acquisition est confrontée à des retards de livraison et à des surcoûts considérables. Il est donc nécessaire d'acquérir un second système de défense aérienne sol-air de longue portée, français ou israélien.

Le directeur d’Armasuisse s’est d'ailleurs aussi entretenu avec son homologue français. Il lui a expliqué la marche à suivre par la Suisse pour le choix du deuxième système, a ajouté la porte-parole.

La Suisse est «marginalisée»

La Suisse participe à la réunion du comité du Pacte de l’Atlantique Nord (OTAN) dans le cadre du Partenariat pour la paix, a indiqué Armasuisse dans un communiqué. M. Loher y est présent pour la quatrième fois et, à l’occasion du 30e anniversaire du Partenariat, il a invité les directrices et directeurs nationaux de l’armement à un déjeuner.

Récemment, M. Loher a déclaré dans une interview accordée à la NZZ que la Suisse était «marginalisée» en matière d’armement. Selon lui, cela s'illustre notamment par le fait que, bien qu'invité à la réunion, il «n'ait été autorisé à participer qu'à une demi-journée de débat». De plus, seuls des sujets insignifiants y sont abordés. Plus personne ne s'intéresse à la Suisse», selon lui.

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