De plus en plus de femmes
L’armée suisse perd près de 12'000 militaires par an et cherche la parade

De moins en moins de jeunes veulent rejoindre l’armée. Selon le DDPS, les effectifs passeront sous la barre des 130'000 soldats d’ici à 2030. De nouvelles mesures doivent enrayer cette tendance à la baisse.
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En juin, l’initiative sur le service civil a été acceptée: le passage de l’armée au service civil doit devenir plus difficile.
Photo: ANTHONY ANEX
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Riccarda Campell

Comment assurer la relève de l’armée? La question fait débat en Suisse. En juin dernier, la population s’est prononcée en faveur d’un durcissement des conditions de passage au service civil.

Sur le papier, l’armée dispose pourtant d’un vivier suffisant. Parmi les personnes convoquées au recrutement, 70% sont aptes au service militaire. Leur nombre augmente aussi légèrement sous l’effet de la démographie.

Avec 147'017 militaires incorporés dans ses formations, l’armée compte encore suffisamment de personnel pour réunir au moins 100'000 militaires en cas d’engagement, conformément à l’effectif réglementaire. C’est ce qui ressort du nouveau décompte publié mardi par le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS).

Les effectifs devraient encore diminuer

L’armée perd toutefois chaque année près de 12'000 des quelque 26'000 personnes astreintes au service militaire, principalement à cause de départs anticipés vers le service civil.

La baisse devrait se poursuivre. D’ici à 2030, les effectifs devraient tomber sous la barre des 130'000 militaires. Les deux dernières classes d’âge soumises à une obligation de servir de douze ans auront alors quitté l’armée. Pour freiner cette évolution, le DDPS mise sur des parcours de formation et de carrière plus souples, en complément des mesures déjà adoptées.

La proportion de femmes continue d’augmenter

Malgré cette baisse, la proportion de femmes dans l’armée continue de progresser. Elles manifestent un intérêt particulier pour les fonctions de cadre, qui impliquent une obligation de servir plus longue. Le DDPS s’attend donc à ce que leur part augmente encore légèrement.

«L’introduction d’une journée d’orientation obligatoire pourrait encore augmenter la proportion de femmes à long terme», écrit le DDPS dans un communiqué. Le Conseil fédéral a adopté le message relatif à ce projet le 9 septembre 2026. Le Parlement doit désormais se prononcer. Une votation populaire devrait avoir lieu en 2028.

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