«Je me sentais vide»
Une grave dépression a failli coûter sa carrière à Maja Chwalinska

Après avoir surmonté une grave dépression en 2021, Maja Chwalinska (WTA 114) a réalisé un exploit historique à Roland-Garros, atteignant la finale en sortant des qualifications.
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Maja Chwalinska a du mal à croire à sa qualification pour la finale à Paris.
Photo: Getty Images
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Dominik Mani

En battant Diana Shnaider (WTA 23) en deux sets, Maja Chwalinska (WTA 114) ne s’est pas seulement qualifiée pour la finale de Roland-Garros. La Polonaise a également écrit une nouvelle page de son incroyable histoire. Son parcours Porte d'Auteuil restera gravé dans les mémoires, tout comme dans les livres d’histoire du tennis. Depuis le début de l’ère Open en 1968, aucune joueuse issue des qualifications n’était parvenue à atteindre la finale du Grand Chelem parisien.

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Pour sa première participation à Roland-Garros, Maja Chwalinska a enchaîné six victoires dans le tableau principal. Un exploit d’autant plus remarquable que la terre battue n’a jamais été sa surface de prédilection. Avant cette édition, la joueuse de 24 ans n’avait remporté que deux matches sur cette surface au cours de sa carrière.

Une grave dépression

Son parcours n’a pas seulement été semé d’embûches sur les courts. En 2021, Maja Chwalinska avait révélé avoir souffert de dépression durant les 18 mois précédents, une période qui l’avait poussée à s’éloigner du tennis.

Après sa victoire en quart de finale, elle est revenue sur ces moments difficiles. «Au début, j’essayais simplement de tenir bon. Je pensais qu’il suffisait d’être forte, de continuer à travailler et à s’entraîner», a-t-elle expliqué. Mais la situation s’est progressivement aggravée. «Je n’arrivais plus à sortir de mon lit. Honnêtement, je me sentais complètement vide», a confié la Polonaise.

Face à cette détresse, elle avait décidé de mettre sa carrière entre parenthèses. «J’avais besoin de faire une pause. Sinon, je n’aurais plus été capable de vivre normalement», a-t-elle expliqué. À l’époque, elle ignorait même si elle reviendrait un jour sur le circuit. «Je devais d’abord régler certaines choses dans ma tête.» Une fois cet équilibre retrouvé, elle a choisi de reprendre la compétition. «Aujourd’hui, je suis heureuse d’avoir pris cette décision», a-t-elle conclu.

Récompense sportive et financière

Son incroyable épopée parisienne lui a déjà permis de changer de dimension, aussi bien sportivement que financièrement. Grâce à sa qualification pour la finale, Chwalinska est assurée d’empocher près de 1,27 million de francs suisses de prize money. Et si elle venait à décrocher le titre samedi, elle ajouterait encore environ 1,6 million de francs à son compte en banque.

Pour accomplir le plus grand exploit de sa carrière, une dernière marche reste à franchir: battre Mirra Andreeva (WTA 8). Quelle que soit l’issue de cette finale, l’une des deux joueuses remportera son tout premier titre du Grand Chelem.

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