Début août, Lara Gut-Behrami a annoncé sa retraite. Après sa rupture des ligaments croisés survenue en novembre dernier, elle ne reviendra plus sur le circuit de la Coupe du monde. La championne olympique (super-G) et double championne du monde (géant et super-G) a donné des détails sur sa décision pour la première fois.
«Depuis que je ne participe plus à des courses, tout est devenu nettement plus beau», explique la Tessinoise dans une interview accordée au «Tages-Anzeiger». «LGB» ne se sent plus constamment sous pression et ne se met plus elle-même la pression, car elle n’a plus à être performante ni à gagner. Lara Gut-Behrami a beaucoup donné et gagné au cours de sa carrière. En plus de ses médailles lors des grands événements, elle a remporté 48 courses de Coupe du monde, est montée 101 fois sur le podium et a décroché deux gros globes de cristal et six petits.
«Je suis toujours la même personne»
La différence entre sa vie d’athlète et celle de retraitée du cirque blanc est moins radicale que prévu. «Je suis toujours la même personne», estime Lara Gut-Behrami. Beaucoup de choses sont restées similaires, comme le rythme de sommeil ou les habitudes alimentaires. Mais elle ne doit plus consulter constamment les prévisions météorologiques et peut regarder un film jusqu’à minuit. «Je m’entraîne toujours. Mais il ne s’agit plus de savoir combien de poids je soulève, mais de faire ce qui me fait du bien», explique-t-elle.
Interrogée sur le fait que son entourage avait longtemps laissé entendre qu’elle s’entraînait en vue d’un retour, Lara Gut-Behrami répond: «Au début, je n’ai jamais vraiment réfléchi à un retour.» Son objectif était de retrouver une pleine santé. Ce n’est qu’en juillet, lorsqu’elle a été suffisamment en forme pour reprendre le ski, qu’elle s’est demandé: «Est-ce que cela me semble encore bon?» Elle y a répondu par la négative.
«LGB» souligne par ailleurs qu’il était surtout important pour elle de ne pas être contrainte à la retraite par son corps. «La décision était entre mes mains.» Cette expérience a été enrichissante, mais tout ce qui aurait encore pu arriver ne lui aurait plus semblé juste. Même les Mondiaux 2027 à domicile de Crans-Montana ne l’ont pas motivée. «Même une médaille d’or n’aurait pas valu les mois que j’aurais dû sacrifier.» Lara Gut-Behrami est donc en paix avec sa décision et sa nouvelle vie. «Tout devient plus difficile avec l’âge, résume-t-elle. J’ai simplement senti que cela n’avait aucun sens que je revienne.»