Les départs à l'étranger sont toujours un défi pour les grands tours cyclistes et le Giro a innové cette année en proposant à ses coureurs de disputer les trois premières étapes entre Bourgas, au bord de la mer Noire, et Sofia, la capitale de ce noble pays qu'est la Bulgarie. Un vrai défi logistique, mais surtout une manière de rendre hommage à un grand pays de sport, sevré de cyclistes de haut niveau depuis le début des années 90 et la chute du communisme. Jusqu'à cette date, le cyclisme bulgare était compétitif au plus haut niveau, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
Aujourd'hui, les fiers sportifs bulgares brillent en volleyball (vice-champions du monde), en haltérophilie (Karlos Nasar est le meilleur du monde) et en gymnastique, une tradition bien ancrée. En tennis aussi, la relève de Grigor Dimitrov semble assurée grâce à l'émergence d'Ivan Ivanov, vainqueur de Wimbledon et de l'US Open juniors en 2025.
Alors, le Giro a décidé de rallumer la flamme, ce qui a été accueilli très positivement dans ce pays des Balkans à la riche histoire, tant culturelle que sportive. Les deux premières étapes, si elles ont été marquées par des chutes collectives, avaient déjà permis aux coureurs et aux téléspectateurs de (re)découvrir les beautés de ce pays à part, et la troisième leur a permis de relier la capitale Sofia. Et d'y découvrir un monde fou sur les routes, surtout à proximité de l'arrivée!
Des dizaines de milliers de Bulgares ont ainsi fait honneur au passage du Giro, dont un couple fraîchement marié. Les invités, l'épouse et l'époux ont ainsi juste eu à sortir de la salle de réception pour applaudir les coureurs et s'offrir une visibilité mondiale. Un souvenir pour la vie, assurément.
Le Giro a donc dit au revoir en beauté à la Bulgarie, heureux de son escapade. Et, pourquoi pas, en espérant avoir fait naître quelques vocations parmi les enfants. Ce serait un bel héritage et un cadeau gagnant-gagnant. Jusqu'à la prochaine visite?