Le nageur se confie
Noè Ponti: «Je serai toujours fan d'Odermatt»

À Uster, Noè Ponti aborde les championnats de Suisse sans être à son pic de forme, mais avec des ambitions claires pour l’été. Le Tessinois vise déjà les Européens de Paris.
1/6
La star de la natation Noè Ponti participe actuellement aux championnats suisses à Uster.
Photo: keystone-sda.ch
yara-Vettiger.jpg
Yara Vettiger

À la piscine couverte de Buchholz à Uster (ZH), l’élite suisse de la natation lutte pendant quatre jours pour les titres nationaux. Un nom attire particulièrement l’attention, celui de Noè Ponti (24 ans). Le Tessinois n’est plus le poursuivant, mais bien l’homme à battre.

Les championnats de Suisse à Uster représentent pour lui bien plus qu’un simple passage obligé. «C’est la compétition la plus importante que nous ayons en Suisse», explique-t-il. Tout en relativisant: «Je ne suis pas dans la même forme qu’en été». Justement pour cette raison, Ponti met à profit ces journées dans l’Oberland zurichois pour tester de nouvelles choses. En plus de sa spécialité, le papillon, il s’aligne aussi sur des distances qu’il nage rarement: 50 mètres dos et 50 mètres brasse. «J’ai besoin de varier. Faire toujours la même chose, ce n’est pas bon.»

Son regard est déjà tourné vers les championnats d’Europe, cet été à Paris. Ponti y affiche clairement ses ambitions: «Une médaille. Dire autre chose serait absurde». Avec l’envie de viser le titre, même s’il est conscient de la densité du niveau. «Il y a plusieurs nageurs très forts en Europe», souligne-t-il en citant notamment le Français Maxime Grousset. «Ce ne sera pas simple, mais je ferai tout pour gagner.»

Un couple de nageurs

En dehors du bassin, la natation reste omniprésente dans sa vie. Sa compagne, Anna Chiara Mascolo, est une nageuse italienne. Lors des championnats du monde à Singapour l’été dernier, ils ont pu se soutenir mutuellement. Ponti y a décroché deux médailles d’argent – à chaque fois devancé par Maxime Grousset.

À Uster, Mascolo n’est toutefois pas présente. «Elle dispute ses championnats d’Italie la semaine prochaine», précise Ponti. Reste à savoir s’ils pourront se soutenir lors des Européens cet été: «Elle doit d’abord se qualifier». Pour Ponti, la question ne se pose pas. En tant que leader de la sélection, il est déjà présélectionné pour la compétition. Il préfère en revanche rester discret sur la fréquence de leurs retrouvailles. Il sourit simplement: «Nous passons déjà suffisamment de temps ensemble».

Encore deuxième

Le Tessinois a aussi fait parler de lui en dehors des bassins. Lors des Sports Awards, il a de nouveau terminé deuxième, une fois encore derrière le skieur Marco Odermatt. Déçu? «Non», répond Ponti. «Cela signifie que je suis le deuxième meilleur athlète de Suisse. Comment en être déçu?» Il comprend qu’un skieur s’impose souvent dans ce type de distinction. «Le ski est le sport national. Et Marco est tout simplement le meilleur au monde.»

Ponti voue un profond respect à Odermatt. «C’est un modèle pour moi», confie-t-il. Lorsqu’ils se croisent, comme aux Sports Awards, ils échangent sur l’entraînement et leurs expériences. Mais ils ne se fréquentent pas en dehors de ces occasions. «Il habite un peu trop loin de chez moi», glisse-t-il en souriant. Il suit néanmoins toutes ses courses. Passionné de ski depuis l’enfance, il conclut: «Je serai toujours un fan de Marco Odermatt».

Articles les plus lus