Audrey Werro à la maison
«J'espère inspirer la future génération de l'athlétisme»

Ce mercredi, Audrey Werro voulait battre le record de Suisse du 400 m. La Fribourgeoise, spécialiste du double tour de piste, n'y est pas parvenue. Mais l'essentiel était peut-être ailleurs, dans le plaisir.
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Audrey Werro a remporté son 400 m ce mercredi.
Photo: keystone-sda.ch

Une grande partie de la foule présente ce mercredi soir au stade Saint-Léonard de Fribourg espérait voir le record de Suisse du 400 m tomber. Même si Audrey Werro est avant tout une spécialiste du 800 m, la Fribourgeoise avait promis que c'était son objectif de la soirée.

Finalement, peu de temps après une grosse averse, la pensionnaire du CA Belfaux a mis le pied sur la piste, sous les acclamations de la foule. Par contre, même si elle a remporté la série, elle est restée plutôt loin du record de Suisse (51"33 contre 50"52). Sous les yeux de la détentrice Léa Sprunger, Audrey Werro n'est pas parvenue à faire lever la foule. Mais cela n'est pas bien grave dans une saison déjà historique pour la Fribourgeoise. Interview à chaud.

Audrey, tu es venue avec cet objectif du record suisse du 400 m. Finalement, tu en termines un peu loin. Est-ce une surprise pour toi?
C'est clair que l'objectif, c'était de faire le record suisse aujourd'hui. Après, il y a des jours où ça va mieux, il y a des jours où ça va moins bien. Là, je n'étais pas dans la plus grande forme, mais je suis tout de même contente de mon temps. Et juste d'avoir pu courir ici, à Fribourg, c'est magnifique.

Ces moments de moins bien, ce sont des choses que tu sens déjà durant la journée ou c'est vraiment au moment de la course?
C'est plutôt quand je cours que je ressens que les sensations ne sont pas les mêmes que d'habitude. Il y a des jours comme ça et je sais que ça va mieux aller par la suite.

Est-ce qu'il y avait un peu de pression pour toi sur ce 400 m? Parce que finalement, c'est plus un entraînement que ton grand objectif de la saison.
J'ai effectivement plutôt pris ça comme un entraînement et une journée un peu fun. J'ai pris beaucoup de plaisir à courir devant le public fribourgeois. Oui, il n'y a pas eu le record de Suisse, mais je me suis au moins amusée.

Mais avec le public derrière toi, est-ce que la pression n'augmente pas un peu dans les starting-blocks?
Je prends davantage ça comme des encouragements. Ça me fait plaisir qu'il y ait beaucoup de monde dans le stade pour venir nous voir. Je pense que ça nous pousse aussi, dans les derniers mètres, à tout donner. C'est vraiment encourageant.

Justement, quelles sont les sensations lors de ce dernier 100 mètres, avec toute la foule qui t'encourage?
Je vois que je reviens sur les filles qui sont devant, donc ça me pousse encore plus. Je continue d'accélérer et j'essaie de garder un bon rythme jusqu'à la fin. C'est vraiment positif.

Ça te fait quoi d'être devenue vraiment la tête d'affiche de ce meeting?
Je pense que c'est cool. Si, avec mes performances, je peux mettre en avant des événements comme celui-là, pour les clubs de Fribourg et de Belfaux et pour ce stade de Saint-Léonard, ça me fait vraiment plaisir. Ça me permet aussi de faire découvrir l'athlétisme à tout le monde.

On voit qu'il y a énormément d'enfants qui t'attendent pour des autographes ou des selfies. Tu es vraiment devenue une star. Comment tu appréhendes ça?
Je pense que c'est quelque chose qui va avec les bonnes performances. Ça me fait plaisir et j'espère pouvoir aussi inspirer les jeunes enfants et la future génération de l'athlétisme.


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