L'USAM et Gastrosuisse
Deux des pontes des milieux économiques critiquent vertement Alain Berset

Dans un entretien à la «NZZ», le directeur de l'Union suisse des arts et métiers (USAM), Hans-Ulrich Bigler, et le président de Gastrosuisse, Casimir Platzer, ont vertement critiqué le rôle du ministre de la Santé, Alain Berset, pendant la pandémie.
Publié: 07.02.2022 à 17:56 heures
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La politique d'Alain Berset sur le Covid a été ouvertement critiquée dans les colonnes de la «NZZ».

Ce sont deux pontes des milieux économiques qui se sont lâchés à l'encontre d'Alain Berset, lors d'une interview à la «NZZ». Hans-Ulrich Bigler, de l'USAM, et Casimir Platzer, de Gastrosuisse, déjà connus comme critiques de la politique du conseiller fédéral, ont largement enfoncé le clou.

Si au début, Alain Berset s'est efforcé de chercher des solutions largement soutenues, il s'est de plus en plus isolé avec le temps, estiment-ils. Arguant qu'ils ne se mêlaient pas des affaires des autres départements, les autres conseillers fédéraux se sont de plus en plus retirés et ont laissé le champ libre à Alain Berset, selon les deux dirigeants.

Ils dénoncent le fait que «lors de la pandémie du siècle», un seul département était aux commandes, celui d'Alain Berset. Selon les deux hommes, il existe des commissions pour de nombreux thèmes, ce qui n'a pas été le cas pour le Covid.

Pas de contrepoids du SECO

Pendant la crise, la Suisse a perdu le sens de l'équilibre entre les aspects sociaux, économiques et de santé, considère Hans-Ulrich Bigler. La santé publique a dominé tous les autres.

Selon lui, des études montraient pourtant que plus un confinement durait, plus les conséquences économiques dépassaient les bienfaits de la mesure. Or, on n'a jamais discuté de ça, déplore-t-il. Le SECO n'aurait pas fait contrepoids.

La réaction rapide de Berset saluée

Y a-t-il eu des points positifs? Oui, la réaction rapide du Conseil fédéral au début de la pandémie, a fait remarquer Casimir Platzer.

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Pour Hans-Ulrich Bigler, c'est la rapide mise en place de crédits qui a été une décision particulièrement positive. Mais pour cela... «il faudrait plutôt féliciter le ministre des Finances Ueli Maurer et les banques», assène-t-il.

(ATS)

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