L'agence officielle nord-coréenne a dénoncé mercredi les exercices militaires annuels conjoints de la Corée du Sud et des Etats-Unis, sans noter la décision de Donald Trump de les réduire. Le président américain avait indiqué que ces manoeuvres envoyaient «un signal totalement inapproprié et hostile» à la Corée du Nord.
«Nous userons de notre droit à l'autodéfense pour neutraliser les menaces militaires de forces hostiles par une action transparente», affirme le titre d'un commentaire publié par KCNA. L'agence de presse d'Etat estime que ces manoeuvres, lancées lundi, «posent la menace la plus immédiate et la plus franche» à la Corée du Nord ainsi qu'à la «sécurité régionale».
En parallèle, l'armée sud-coréenne a annoncé que les exercices militaires annuels conjoints menés par Séoul et Washington, qui ont commencé ce lundi, seront écourtés de six jours et s'achèveront ce vendredi. «Nous avons décidé d'ajuster la durée de l'exercice UFS pour qu'il se déroule du 17 au 21» août, a déclaré mercredi l'état-major interarmées sud-coréen dans un communiqué, au sujet de cette opération annuelle Ulchi Freedom Shield qui devait initialement durer 11 jours, jusqu'au 27 août.
«Très bonne relation»
Le média nord-coréen ne dit en revanche rien de la décision de Donald Trump de réduire la voilure de ces exercices. Prenant de court son allié sud-coréen dimanche, le président américain a invoqué l'argument du coût, mais surtout jugé qu'ils envoyaient «un signal totalement inapproprié et hostile» à la Corée du Nord.
Donald Trump a également fait valoir sa «très bonne relation» avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le refus de Séoul de l'aider dans la guerre contre l'Iran. Lundi, il a affirmé que Kim Jong-un avait répondu favorablement à son changement de position concernant la Corée du Sud.
Séoul a pour sa part assuré mardi que les manoeuvres militaires ne visaient pas à «attaquer» la Corée du Nord. La Corée du Nord dénonce systématiquement ces manoeuvres annuelles et les considère comme des répétitions en vue d'une invasion. Les Etats-Unis stationnent environ 28'500 soldats en Corée du Sud.