Le ministère américain de la Défense a annoncé mardi avoir réduit son nombre de brigades de combat stationnées en Europe de quatre à trois, une nouvelle étape dans la réduction initiée par Donald Trump de la présence militaire américaine sur le Vieux continent. Cette réduction d'une brigade – soit environ 4000 soldats – «a provoqué le retard dans le déploiement» de troupes en Pologne, précise le ministère dans un communiqué, ajoutant qu'il «déterminera la disposition finale» de ces troupes en Europe plus tard.
Cette annonce intervient après une série de diverses déclarations de responsables américains sur les déploiements militaires en Europe, sur fond de pression constante de Donald Trump pour que ses alliés européens dépensent davantage afin d'assurer leur propre défense. Le 1er mai, le Pentagone a annoncé le retrait de quelque 5000 militaires américains d'Allemagne d'ici à un an.
Faire payer les alliés européens
Le lendemain, Donald Trump en rajoutait une couche en affirmant que les Etats-Unis allaient réduire cette présence de «bien plus que 5000», sur les quelque 36'000 soldats stationnés dans le pays. Vendredi 15 mai, un général américain a annoncé que les Etats-Unis avaient annulé le déploiement de 4000 militaires en Pologne. Mardi, le vice-président américain a affirmé que ce déploiement était pour l'instant «retardé» plutôt qu'annulé, tout en appelant l'Europe à être plus autonome en matière de défense.
Ces 4000 militaires «pourraient aller ailleurs en Europe», a affirmé J.D. Vance. «Nous n'avons pas pris de décision finale sur l'endroit où ces troupes iront», a encore déclaré le vice-président.
Le communiqué du Pentagone de mardi soir souligne que les Etats-Unis «vont garder une présence militaire forte en Pologne», bon élève aux yeux de Donald Trump avec des dépenses militaires parmi les plus élevées du continent, en part du PIB. Ces mouvements de troupes sont scrutés de très près, après que le président américain a promis de faire payer les alliés européens qui n'ont pas soutenu sa guerre contre l'Iran.