Un cas inédit
Un ours polaire meurt de la grippe aviaire en Europe

Un cas inédit de grippe aviaire chez un ours polaire a été confirmé au Svalbard, en Norvège, selon les autorités. Le virus H5N5 a été détecté sur un ours et un morse morts en mai 2026.
La Norvège a détecté pour la première fois la grippe aviaire chez un ours polaire. (image d'illustration)
Photo: keystone-sda.ch
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AFP Agence France-Presse

Les autorités norvégiennes ont annoncé mardi avoir, pour la première fois en Europe, documenté un cas de grippe aviaire chez un ours polaire sur l'archipel norvégien du Svalbard dans l'Arctique. Le variant H5N5 du virus a été détecté dans des prélèvements effectués sur un ours mâle d'environ un an et un morse retrouvés morts à la mi-mai sur cet archipel situé à un gros millier de kilomètres du pôle Nord, a indiqué l'Institut vétérinaire norvégien.

«Les résultats s'inscrivent dans une évolution où des virus de grippe aviaire hautement pathogènes sont de plus en plus fréquemment détectés chez les mammifères en Europe», a noté Ragnhild Tønnessen, coordinatrice pour la grippe aviaire à l'Institut vétérinaire, citée dans un communiqué. «Parallèlement, ces dernières années, le virus s'est propagé vers de nouvelles régions, y compris l'Arctique, où il peut avoir des conséquences pour des populations et des écosystèmes vulnérables», a-t-elle ajouté.

Une grippe ravageuse depuis 2020

Dans un communiqué distinct, le gouverneur du Svalbard a indiqué que la présence du virus dans les échantillons cérébraux des deux animaux «est compatible avec l'hypothèse qu'il s'agissait très probablement de la cause» de leur mort. Un morse mort de la grippe aviaire avait déjà été retrouvé au Svalbard en 2023. Cette année-là, le virus avait été aussi documenté chez un ours polaire mort en Alaska.

L'épizootie de grippe aviaire fait des ravages depuis 2020. De janvier 2025 à mars 2026, 140 millions d'animaux sont morts ou ont été abattus à cause de la grippe aviaire dans près de 70 pays, selon l'Organisation mondiale de la santé animale (OMSA). Cela reste loin du pic de 2021-2022, mais depuis celui-ci, le virus s'est multiplié parmi les espèces non avicoles, renforçant le risque de transmission aux humains.


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