Une offre à 1,025 milliard
Lufthansa gagne la course à la privatisation partielle de TAP Air Portugal

Après des mois de suspense, TAP Air Portugal se rapproche de Lufthansa. Lisbonne a préféré l’offre allemande, jugée 16% supérieure à celle d’Air France-KLM.
Lufthansa remporte la mise dans la course à la privatisation de TAP Air Portugal.
Photo: AFP
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AFP Agence France-Presse

Le groupe allemand Lufthansa a remporté la course à la privatisation partielle de TAP Air Portugal au détriment des franco-néerlandais d'Air France-KLM, a annoncé mercredi le Premier ministre portugais Luis Montenegro.

Afin d'acquérir 44,9% du capital de la compagnie nationale portugaise, Lufthansa, qui est déjà le premier groupe de transport aérien européen, a fait une offre chiffrée à 1,025 milliard d'euros, a-t-il précisé.

«Après l'examen des propositions, la décision du gouvernement se porte sur le groupe Lufthansa, dont l'offre financière est supérieure de 16% à l'offre concurrente», a déclaré le chef du gouvernement de centre droit, lors d'une conférence de presse à l'issue d'un conseil des ministres.

Alors qu'une participation de 5% reste pour l'instant réservée aux salariés, l'État portugais entend conserver au moins 50,1% du capital de TAP afin de préserver l'identité nationale de la compagnie, son siège au Portugal et le rôle stratégique de Lisbonne comme plateforme de correspondances vers le Brésil et l'Afrique.

«L'opération représente une recette de 1,201 milliard d'euros dans cette première phase», qui concerne davantage de capital de TAP, c'est-à-dire 49,9%, a détaillé le Premier ministre.

La privatisation partielle de la compagnie portugaise, qui compte quelque 7.700 salariés et une centaine d'avions Airbus, intervient à la suite de sa nationalisation en urgence, en 2020, pour faire face aux conséquences de la pandémie de Covid-19.

En contrepartie d'une aide publique de 3,2 milliards d'euros, le transporteur portugais avait dû mettre en oeuvre un plan de restructuration lancé en 2021 sous l'égide de la Commission européenne.

Sa privatisation était à l'étude depuis 2023, mais le processus avait été suspendu par la chute du gouvernement portugais de l'époque.

Après avoir manifesté son intérêt potentiel, le groupe IAG, maison mère de British Airways et de l'espagnol Iberia, s'est finalement retiré de la course.

Air France-KLM et Lufthansa ont commencé par déposer des offres contraignantes jugées très proches par les autorités portugaises, qui les ont invité à améliorer leurs propositions.

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