Procès historique en Syrie
Les premiers responsables du régime de Bachar al-Assad passent à la barre

Le premier procès du président syrien déchu Bachar al-Assad et de son entourage a débuté dimanche en Syrie. En fuite, Assad sera jugé par contumace, tandis que son cousin Atef Najib a comparu menotté devant la cour.
Atef Najif, membre de la famille de Bachar al-Assad, a comparu devant les juges.
Photo: keystone-sda.ch
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AFP Agence France-Presse

Une première audience du procès du président syrien déchu Bachar al-Assad et de figures clés de son entourage s'est tenue dimanche dans un tribunal de Syrie, avec un accusé présent. Bachar al-Assad et son frère Maher, qui ont fui la Syrie après leur chute en décembre 2024, seront jugés par contumace.

Un membre de leur famille, Atef Najib, a comparu menotté et en tenue rayée de prisonnier devant la cour. Les accusés doivent notamment répondre d'exactions lors de la guerre civile déclenchée en mars 2011 par la répression de manifestations prodémocratie.

Prochaine audition le 10 mai

«Aujourd'hui, nous entamons les premiers procès relevant de la justice transitionnelle en Syrie», a déclaré le juge Fakhr al-Din al-Aryan en ouvrant l'audience. «Cela concerne un accusé en détention, présent sur le banc des accusés, ainsi que des accusés qui se sont soustraits à la justice», a-t-il précisé.

Le juge n'a pas interrogé Atef Najib lors de l'audience, consacrée aux «procédures administratives et juridiques préparatoires» et a annoncé la tenue le 10 mai d'une deuxième audience. Une source judiciaire, s'exprimant sous couvert de l'anonymat auprès de l'AFP, a déclaré que l'audience était un préambule à l'examen des cas de Bachar al-Assad, de son frère et d'autres personnalités telles que Atef Najib.

Vaste campagne de répression

Ce cousin du président déchu, arrêté en janvier 2025, est l'ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), berceau du soulèvement de 2011. Il est accusé d'y avoir mené une vaste campagne de répression et d'arrestations. La chute et la fuite à Moscou de Bachar al-Assad ont mis fin à plus de cinq décennies de règne sans partage de son clan sur le pays.

Selon une souce judiciaire, d'autres figures clés du pouvoir Assad doivent aussi être jugés, dont Wassim al-Assad, autre cousin de l'ancien président, Amjad Youssef, principal suspect d'un massacre commis en 2013 et arrêté cette semaine, ainsi que des «pilotes ayant participé au bombardement de villes syriennes».

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