Netanyahu affirme qu'Israël a envoyé un message clair à la Turquie en Syrie
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s'est prévalu mercredi d'avoir «clairement» signifié à la Turquie qu'elle ne devait pas installer une base en Syrie, reconnaissant tacitement une frappe ayant visé la veille un aéroport militaire dans le pays voisin.
Dans un entretien diffusé par la radio de l'armée, Netanyahu a déclaré qu'Israël avait adressé une mise en garde la Turquie contre l'installation d'une base en Syrie: «Apparemment, ils ne l'ont pas entendue, alors nous nous sommes assurés qu'ils la comprennent plus clairement», a-t-il dit.
Source: AFP
Le dialogue est rompu entre Washington et Téhéran
Donald Trump a affirmé mardi qu'aucune discussion avec l'Iran n'avait lieu en ce moment, et Téhéran a assuré que son verrou sur le détroit d'Ormuz tenait toujours, des positions qui illustrent l'impasse dans laquelle se trouve le conflit.
Si les hostilités ont diminué après les frappes israélo-américaines et les répliques iraniennes des premières semaines, la situation reste tendue dans la région, au bout de quasiment huit mois de guerre.
Les Emirats arabes unis ont accusé mardi l'Iran d'avoir tiré deux missiles balistiques, tombés en mer, qui visaient «la navigation maritime». Dans la foulée, la diplomatie émiratie a annoncé sur X suspendre jusqu'à nouvel ordre tous «les échanges commerciaux» et «transactions financières» avec l'Iran.
Téhéran a pour sa part nié avoir lancé des missiles dans le Golfe, rejetant «catégoriquement» les accusations émiraties. «Aucune conversation ni discussion n'a lieu en ce moment ni n'est programmée avec la République islamique d'Iran. Le blocus naval reste pleinement en vigueur et effectif. Le détroit d'Ormuz est ouvert et fonctionnel. Toutes les mines marines ont été enlevées ou déclenchées», a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
Source: AFP
Frappes en Syrie: la Turquie rejette les allégations israéliennes
Le gouvernement turc a rejeté mercredi les allégations israéliennes selon lesquelles Ankara se préparait à déployer des troupes en Syrie, au lendemain de frappes qui ont visé une base aérienne dans ce pays.
«Les allégations infondées avancées par le cabinet du Premier ministre israélien visent à légitimer les frappes aériennes illégales d'Israël, qui portent atteinte à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de la Syrie», a déclaré la Direction de la communication de la Turquie dans un communiqué relayé par l'agence étatique Anadolu.
Source: AFP
L'Iran dément avoir tiré des missiles sur les Emirats arabes unis ce mardi
L'Iran a nié avoir lancé des missiles en direction des Emirats arabes unis mardi, en réponse à l'accusation par Abou Dhabi du tir par Téhéran de deux missiles balistiques qui visaient des navires dans le Golfe.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Esmaeil Baqaei, a «catégoriquement rejeté l'affirmation des Emirats arabes unis selon laquelle l'Iran aurait lancé un missile en direction de ce pays», qualifiant cette accusation de préjudiciable à la confiance régionale et aux efforts en faveur de la sécurité.
Source: AFP
Les Emirats suspendent leurs échanges avec l'Iran après le tir de deux missiles
Les Emirats arabes unis ont annoncé mardi suspendre tous les échanges commerciaux et financiers avec l'Iran, qu'ils ont accusé d'avoir ciblé des navires avec deux missiles balistiques. «Tous les échanges commerciaux, transactions financières et opérations de commerce avec l'Iran ont été suspendus jusqu'à nouvel ordre», a annoncé une porte-parole du ministère des Affaires, Afra Al Hameli.
Selon le ministère de la Défense, les deux missiles visaient des navires et sont tombés en mer, dans ce qui constitue la première attaque détectée contre le pays depuis plusieurs mois. La diplomatie iranienne, par la voix de son porte-parole Esmaïl Baghaï, a «catégoriquement rejeté» les accusations émiraties.
Toutefois, pour le ministère émirati de la Défense sur X, «les analyses effectuées ont montré que les deux missiles balistiques détectés provena(aie)nt d'Iran». Plus tôt dans la journée, le ministère de l'Intérieur émirati avait émis une alerte par téléphone appelant la population à se mettre à l'abri face à des «menaces de missiles».
Le ministère de la Défense avait dans un premier temps affirmé que les missiles avaient ciblé le territoire, avant de préciser qu'ils «visaient la navigation maritime». Cette source a indiqué que «le premier (missile) est tombé hors des eaux territoriales, tandis que le second est tombé dans les eaux territoriales».
Source: AFP
Israël, après une frappe contre une base, affirme que l'acceptation de troupes turques par Damas constituait une «menace»
Israël a accusé Damas d'avoir violé un accord en acceptant des troupes turques sur une base dans le nord-ouest de la Syrie, qui a été bombardée mardi lors d'une attaque critiquée par les Etats-Unis, lesquels en ont imputé la responsabilité à Israël.
«Israël a averti à plusieurs reprises la Syrie qu'un tel déploiement constituerait une menace pour la sécurité d'Israël. La Syrie a choisi d'ignorer ces avertissements», a déclaré le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un communiqué qui s'est gardé de reconnaître explicitement la responsabilité d'Israël dans cette frappe.
Le bureau de Benjamin Netanyahu a publié ce communiqué mardi soir, après une journée de silence officiel de la part d'Israël. Israël a mené des centaines de frappes en Syrie depuis la chute, fin 2024, du dirigeant de longue date Bachar el-Assad. Toutefois, le raid de mardi a eu lieu bien loin de la zone de sécurité qu'Israël maintient dans le sud du pays.
La base était hors service depuis 2012 et placée sous la protection du ministère syrien de la Défense, a indiqué une source de sécurité à l'AFP. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), ces frappes sont intervenues après la visite d'une délégation militaire turque sur l'aérodrome ces derniers jours, dans le cadre de démarches visant à le remettre en service.
Source: AFP
Paris annonce l'expulsion de deux diplomates iraniens
Paris va expulser deux diplomates iraniens en poste en France, en représailles à la décision de l'Iran de décréter persona non grata deux diplomates de l'ambassade de France à Téhéran, a annoncé le chef de la diplomatie française mardi soir.
«Je vous annonce que deux diplomates iraniens en France seront expulsés dans les tout prochains jours», a déclaré Jean-Noël Barrot dans un message posté sur X et dans un entretien au quotidien français La Montagne.
Source: AFP
Les Emirats affirment avoir été visés par deux missiles iraniens
Les Emirats arabes unis ont accusé mardi l'Iran d'avoir tiré vers leur territoire deux missiles balistiques, qui sont toutefois tombés en mer.
«Les systèmes de défense aérienne des Emirats arabes unis ont détecté deux missiles balistiques lancés depuis l'Iran en direction du pays. Le premier est tombé hors des eaux territoriales, tandis que le second est tombé dans les eaux territoriales», a indiqué le ministère de la Défense émirati dans un communiqué publié sur X.
Source: AFP
Les Emirats arabes unis se confinent face à des menaces de missiles
Les Emirats arabes unis ont émis mardi, pour la première fois depuis un mois, une alerte par téléphone appelant la population à se mettre à l'abri face à des «menaces de missiles».
«En raison de la situation actuelle et des menaces de missiles, rejoignez immédiatement un endroit sûr dans le bâtiment sécurisé le plus proche», a indiqué le ministère de l'Intérieur dans son message d'alerte, le premier depuis une fausse alerte en juillet. Le ministère de la Défense du pays a déclaré avoir «détecté une menace de missile dirigée contre le pays».
Source: AFP
Pas de discussions prévues entre Washington et Téhéran
Donald Trump a affirmé mardi sur son réseau Truth Social qu'aucune discussion avec l'Iran n'avait lieu en ce moment, ni n'était prévue, assurant que le blocus imposé aux ports iraniens restait en place.
«Aucune conversation ni discussion n'a lieu en ce moment ni n'est programmée avec la République islamique d'Iran. Le blocus naval reste pleinement en vigueur et effectif. Le détroit d'Ormuz est ouvert et fonctionnel. Toutes les mines marines ont été enlevées ou déclenchées», a écrit le président américain.
Le détroit d'Ormuz, bientôt un «nouveau territoire américain»?
Donald Trump a publié mardi sur son réseau Truth Social une carte montrant le détroit d'Ormuz et le décrivant comme un «nouveau territoire américain», reprenant ainsi une idée déjà exprimée ces derniers jours.
Le président avait pour la première fois parlé de «territoire américain» à propos de cette artère commerciale stratégique la semaine dernière, pendant un meeting et sur un ton qui laissait penser à une plaisanterie. Le républicain est revenu à la charge lundi pendant un échange avec des journalistes dans le Bureau Ovale, en estimant que ce serait une «très bonne idée».
Ce n'est pas la première fois que Donald Trump, confronté à un obstacle de politique étrangère, lance ainsi une suggestion surprenante ou menaçante d'annexion d'un territoire étranger. Depuis son retour au pouvoir, il a menacé de faire du Canada le «51e» Etat américain, de s'emparer du Groenland et même évoqué une prise de contrôle de la bande de Gaza, sans passer à l'acte.
Les Etats-Unis accusent Israël d'alimenter «une escalade inutile»
L'envoyé spécial du président américain en Syrie, Tom Barrack, a accusé mardi Israël d'être responsable des frappes dans la matinée sur un aéroport militaire syrien, comme l'avait fait Damas, dénonçant une «escalade inutile».
Les Etats-Unis sont «profondément préoccupés» par «les frappes aériennes israéliennes confirmées contre la base aérienne d'Abou Dhouhour» (nord-ouest) a déclaré Tom Barrack, également ambassadeur des Etats-Unis en Turquie, dénonçant «une escalade inutile qui ne favorise en rien la stabilité régionale».
Source: AFP