Protestations anti-migrants
La police sud-africaine arrête 69 personnes après une manif

En Afrique du Sud, 69 personnes ont été arrêtées après des violences lors d'une manifestation anti-migrants à Jeffreys Bay le 16 juillet 2026. Au moins 23 commerces ont été pillés et une personne a été blessée.
En Afrique du Sud, 69 personnes ont été arrêtées après des violences lors d'une manifestation anti-migrants à Jeffreys Bay.
Photo: IMAGO/Anadolu Agency
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AFP Agence France-Presse

La police sud-africaine a arrêté 69 personnes après qu'une manifestation contre les migrants a dégénéré en pillages et en violences dans le sud du pays, près de Gqeberha (ex-Port Elizabeth), a indiqué vendredi la police de la province du Cap-Oriental.

Au moins 23 commerces ont été pillés et une personne a été hospitalisée à Jeffreys Bay dans ce nouvel épisode de violences xénophobes. Une vague de manifestations contre les migrants en situation irrégulière secoue le pays depuis plusieurs mois et a poussé près de 150.000 personnes à quitter l'Afrique du Sud, selon des données compilées par l'AFP.

«Jeudi matin, le 16 juillet 2026, une manifestation prévue à Oceanview, près de Jeffreys Bay, a dégénéré en violences, entraînant l'arrestation de 69 suspects âgés de 18 à 52 ans pour troubles à l'ordre public», précise un communiqué de la police. «Plusieurs ressortissants étrangers ont été placés dans un centre d'hébergement temporaire pour leur sécurité», ajoute la police. Une vague de manifestations, parfois violentes, lancée par une mosaïque d'organisations vise les migrants en les accusant de prendre le travail des Sud-Africains.

350 personnes arrêtées

Au moins quatre étrangers (deux Mozambicains, un Ethiopien et un Malawite) ont péri dans des éruptions de violence liées à cette campagne, selon la police. Les autorités sud-africaines ont annoncé vendredi qu'au 8 juillet, 350 personnes avaient été arrêtées «en lien avec des incidents liés à des actes illégaux, à l'intimidation, à l'incitation à la violence et à d'autres infractions similaires».

«Le gouvernement continuera à agir avec fermeté contre la criminalité, le vigilantisme, les violences publiques, l'intimidation, la discrimination, ainsi que toute tentative de régler de manière informelle des questions liées à l'immigration», a-t-il prévenu dans un communiqué. Première économie du continent, l'Afrique du Sud attire de nombreux migrants tout en étant en proie à un chômage massif (32%, et jusqu'à 42% chez les jeunes), des inégalités béantes et une criminalité demeurant très élevée (60 meurtres par jour en moyenne).


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